Laurent Voulzy - Rockollection (1977)

Laurent Voulzy (né Lucien Voulzy le dans le 18 arrondissement de Paris) est un chanteur et compositeur français. « Étant né à Paris, bien que fabriqué en Guadeloupe, j'ai connu cette île à l'âge de trente-cinq ans. Je l'ai vécue par procuration en écoutant les histoires que me racontait ma mère ou des amis guadeloupéens. »

On le compare parfois à Paul McCartney== Notes et références ==
référence, citation ou lien, c'est un fan absolu des Beatles, bien qu'il avoue des influences allant de la musique brésilienne à la techno.

Sa mère était chanteuse et danseuse. Il grandit à Nogent-sur-Marne, près de Paris, où il fera ses premiers concerts à la maison de jeunes, notamment en compagnie de Claude Le Péron, futur bassiste de Jean-Jacques Goldman. Il effectue des débuts balbutiants dans un groupe baptisé « les Ellences » avec les frères Robson, avant de devenir le leader du « Temple de Vénus » et de débuter une carrière solo qui a du mal à décoller. Influencé par la pop anglaise des Beatles, des Shadows et des Stones, puis guitariste et chef d'orchestre de Pascal Danel entre 1969 et 1974, date à laquelle sa maison de disques lui fait rencontrer Alain Souchon. De la collaboration entre les deux hommes naît tout d'abord la chanson J'ai dix ans, que Souchon écrit et interprète, et que Voulzy compose. Viendra ensuite Rockollection, tube de l'été 1977, toujours sur un texte de Souchon, et qui fera connaître Voulzy au grand public.

Dès lors, Laurent Voulzy cumule les carrières de compositeur pour Souchon, avec un nombre de tubes impressionnant (Bidon, Allô Maman bobo, Jamais content, Le Bagad de Lann-Bihoué, Papa mambo, Y'a d'la rumba dans l'air, La Ballade de Jim...), et de chanteur, dans des chansons à succès dont les paroles sont signées Souchon (Désir, désir en duo avec Véronique Jannot, Le Rêve du pêcheur, Les Nuits sans Kim Wilde, My Song of You, Karin Redinger, Paradoxal système, Le Pouvoir des fleurs, Bopper en larmes, Le soleil donne...).

L'enregistrement de Bopper en larmes a duré 13 mois. Laurent s'est enfermé dans le petit studio parisien où il travaillait à l'époque, avec son frère Richard qui a joué les parties de synthétiseur.

Malgré un rythme de production lent, il a su fidéliser un large public et a obtenu en tout une vingtaine de tubes en tant que chanteur avec seulement cinq albums, ainsi que plus d'une trentaine comme compositeur pour Alain Souchon, bien que celui-ci écrive certaines de ses mélodies lui-même (Foule sentimentale notamment).

Laurent Voulzy a reçu deux Victoires de la Musique, pour les albums Caché derrière (1992) et Avril (2001), double disque de platine.

Il s'engage aux côtés de l'association ATD Quart Monde.

L'album La Septième Vague, sorti le 26 juin 2006, est un album de reprises. L'idée de Voulzy était de faire un album léger pour écouter sur la route des vacances ou sur la plage. Couvert par une bonne promotion médiatique, l'album est entré directement numéro 1 des charts français, son succès s'appuyant particulièrement sur son premier extrait, la chanson Derniers Baisers, interprétée à l'origine en 1962 par Mike Shannon, chanteur des Chats Sauvages. L'album a été certifié disque de diamant (plus d'un million d'exemplaires vendus).

Le 30 juin 2008 sort l'album Recollection, célébrant les trente ans de son tube Rockollection.

Laurent Voulzy est installé à Joinville-le-Pont (Val-de-Marne, France) où sa société, Les Éditions Laurent Voulzy, dispose d'un studio d'enregistrement.

# Posté le jeudi 03 juillet 2008 10:40

Modifié le mercredi 29 avril 2009 09:09

Scorpion's - Still Loving You (1984)

Scorpions est un groupe de hard rock, originaire de Hanovre (Allemagne). Leur premier album a vu le jour en 1972. Le groupe a connu un prestige planétaire - surtout à partir des années 1980 - en raison de titres hard rock tels que No One Like You en 1982 ou Rock You Like a Hurricane en 1984 et de ballades à l'instar de Still Loving You la même année ou Wind of Change et Send Me an Angel en 1990, toutes chansons au succès commercial presque systématique. Le déclin médiatique venu à partir des années 1990, les protagonistes se sont tournés vers de nouvelles expériences, avec notamment Moment of Glory (avec l'Orchestre philharmonique de Berlin) et Acoustica (album live acoustique) mais reviennent à leurs recettes traditionnelles en 2004 avec un Unbreakable salué par de nombreux fans et suivi en 2007 de l'album Humanity - Hour 1.
À ce jour ils ont vendu plus de 75 millions d'albums à travers le monde.


Biographie


Débuts (1965-1974)

En 1965, Rudolf Schenker, jeune guitariste de 17 ans, forme à Hanovre un groupe amateur nommé The Scorpions, avec Wolfgang Dziony à la batterie, Karl Heinz à la guitare soliste et Achin Kirchoff à la basse, remplacé en 1970 par Lothar Heimberg . Au chant, on retrouve Rudolf et Wolfgang.

En 1969, deux membres du groupe Copernicus vont rejoindre le groupe : Klaus Meine au chant et Michael Schenker (petit frère de Rudolf) à la guitare. Le groupe prend le nom Scorpions (sans le the) et décide de passer professionnel le premier jour de l'année 1971. En 1972, le groupe sort un premier album intitulé Lonesome Crow, produit par Conny Plank. Il s'agit d'un album classé dans la catégorie rock psychédélique. Il rencontre un bon succès en Allemagne mais passe inaperçu dans le reste du monde. Lors de la tournée qui suit la sortie de l'album, le groupe commence à se faire un nom grâce à ses 136 concerts à travers l'Allemagne et en faisant la première partie des concerts du groupe anglais UFO. Mais fin 1972, Michael Schenker décide de quitter Scorpions après que les membres d'UFO, impressionnés par ses talents de guitariste, lui proposent de rejoindre le groupe. Heimberg et Dziony quittent Scorpions à leur tour laissant Klaus Meine et Rudolf Schenker seuls. Les deux tentent alors de faire une fusion de Scorpions et du groupe Dawn Road, qui a à sa tête le talentueux guitariste Ulrich Roth (plus communément appelé Uli Jon Roth), surnommé le « Jimi Hendrix allemand ». Ce dernier accepte l'idée de fusion des deux groupes.

Trois membres de Dawn Road viennent alors compléter le groupe (Ulrich Roth, le bassiste Francis Buchholz et le batteur Jürgen Rosenthal). Bien que les membres de Dawn Road deviennent alors majoritaires (trois de Dawn Road contre deux de Scorpions), le groupe décide de conserver son nom car il était plus populaire que Dawn Road et avait déjà sorti un album.
Avec cette nouvelle formation, Scorpions compose un nouvel album, Fly to the Rainbow, qui sort en 1974. En Allemagne, celui ci rencontre un plus grand succès que Lonesome Crow. De plus, le groupe gagne de nouveaux fans outre-Rhin, notamment en Angleterre et au Japon, où l'album fait son apparition dans les charts.


Essor du groupe (1975-1978)

En 1975, Scorpions, épaulé par un nouveau batteur (Rudy Lenners, qui remplace Jürgen Rosenthal), sort l'album In Trance. C'est le premier produit par Dieter Dierks, producteur fétiche du groupe. Cet album, plus abouti que les précédents et classé dans la catégorie hard rock , est le premier grand succès du groupe, avec comme point d'orgue le titre éponyme In Trance, désormais classique du groupe. Une tournée à travers toute l'Europe et surtout en Angleterre fait grandir la notoriété de Scorpions.

En 1976, sort l'album Virgin Killer, produit encore une fois par Dieter Dierks. Cet album s'est particulièrement fait remarquer du public par sa couverture montrant une petite fille nue, seul un éclat de verre cachant son sexe. Les membres du groupe ont été choqués par cette photo mais ils furent obligés de l'accepter car imposée par la production. Virgin Killer connut un bon succès, notamment au Japon où il fut certifié disque d'or. Comme In Trance, cet album contient bon nombre de classiques du groupe comme le slow In Your Park, mais aussi Polar Nights et Hell Cat, chantés par Uli Jon Roth.

Vers la fin de la tournée de Virgin Killer (qui dure toute l'année 1976 et au cours de laquelle Scorpions assure notamment les premières parties des dates européennes de Kiss), plus précisément lorsque le groupe joue au fameux Marquee Club de Londres le 21 novembre, il devient clair que Uli Jon Roth a la volonté de se séparer prochainement de Scorpions : il est plus inspiré par Jimi Hendrix et la volonté de suivre ses propres projets musicaux que par la scène hard rock contemporaine . Néanmoins ce n'est qu'un an et demi plus tard qu'il quittera le groupe, en 1978. Entre temps, Scorpions engage un nouveau batteur nommé Herman Rarebell qui vient remplacer Rudy Lenners. Contrairement à ce qu'a fait croire à l'époque la maison de disque de Scorpions, ce dernier n'a pas quitté le groupe à cause d'un souffle au c½ur (cette version volontairement erronée des faits est citée fréquemment dans les biographies du groupe) mais par simple choix de carrière comme l'a révélé l'intéressé lui-même récemment.

Avec Herman Rarebell à la batterie le groupe sort Taken by Force (1977) célèbre aujourd'hui pour He's A Woman/She's A Man (présent sur plusieurs Best-Of) et We'll Burn the Sky. A l'instar de Virgin Killer, l'album est lui aussi certifié disque d'or au Japon, ce qui confirme le succès naissant du groupe. Mais à ce moment, Uli Jon Roth commence réellement à prendre ses distances par rapport à Scorpions, car il désapprouve l'orientation musicale du groupe qui selon lui tend à se commercialiser, mais surtout parce qu'il souhaite se consacrer à une carrière solo. Même si son départ est une perte importante, aucun des autres membres ne va s'y opposer, car il est clair que les divergences musicales entre lui et le reste du groupe sont devenues trop importantes. Pendant ce temps, au Japon, la notoriété de Scorpions ne va qu'en grandissant. Le groupe entreprend donc d'y enregistrer un live en 1978: Tokyo Tapes, double album live, qui réunit des enregistrements faits lors des différentes prestations de Scorpions au Sun Plaza de Tokyo. Cette série de concerts au Japon marque la dernière apparition de Roth avec le groupe.


Apogée du groupe (1979-1991)

Juste après la tournée de 1978, Uli Jon Roth quitte le groupe. Klaus Meine, Francis Buchholz, Herman Rarebell et Rudolf Schenker doivent donc remplacer un guitariste d'exception. Après avoir auditionné plus de 140 guitaristes à Londres en Angleterre, c'est finalement à Hanovre, la ville d'origine de Klaus, Francis et Rudolf que le groupe finit par trouver en 1979 un guitariste de 23 ans, ami de Buchholz, nommé Matthias Jabs. Scorpions a trouvé son line-up « classique » qui va durer jusqu'en 1992 (Klaus Meine, Rudolf Schenker, Matthias Jabs, Hermann Rarebell et Francis Buchholz).

En 1979 sort l'album Lovedrive qui verra réapparaître Michael Schenker en invité sur les chansons Lovedrive, Coast To Coast et Another Piece of Meat. Le groupe était partant pour reprendre Michael Schenker en son sein mais celui-ci étant retombé dans des problèmes d'alcool (qui lui ont fait rater plusieurs concerts notamment) sa contribution à l'album fut limitée et Matthias Jabs, qui était dans le doute quant à sa place dans le groupe suite à cette éventuelle réadmission de Schenker, retrouva définitivement sa place au sein de Scorpions. Cet album amorce une période considérée comme l'âge d'or de la carrière de Scorpions
et confirme le grand potentiel du groupe avec des ballades comme Holiday, des morceaux heavy comme Another Piece Of Meat, l'instrumental Coast To Coast et même un morceau mélangeant astucieusement hard rock et reggae, Is there anybody there?. Le groupe devient une valeur sûre en Europe et au Japon, et commence à se faire connaître aux USA grâce à sa première tournée dans ce pays (en ouverture notamment sur certaines dates de Ted Nugent et AC/DC et en compagnie de Sammy Hagar).


Paradoxalement, l'album Animal Magnetism sorti en 1980 est moins bien accueilli par les critiques que Lovedrive et passe assez inaperçu en Europe mais se vend bien aux États-Unis où il deviendra disque de platine. De plus il contient la chanson The Zoo, très appréciée des fans. Une tournée mondiale suivit la sortie de l'album au cours de laquelle le groupe participa notamment au premier festival Monsters of Rock à Castle Donnington en Angleterre. Après Animal Magnetism et sa tournée, Klaus Meine perd presque complètement sa voix et est sur le point de se faire remplacer par Don Dokken chanteur du groupe Dokken. Mais après plusieurs opérations des cordes vocales suivies de longs mois de repos et avec le soutien important des autres membres du groupe (notamment de Rudolf Schenker) Klaus retrouve l'usage de sa voix et revient faire partie du groupe. Le nouvel album du groupe, qui avait pris un retard conséquent à cause de ce problème, peut finalement terminer d'être enregistré dans la sérénité dans le sud de la France. Il en résulte celui qui est considéré comme l'un des meilleurs albums du groupe et qui va lui donner une renommée mondiale.

C'est donc réellement en 1982 que le groupe explose sur la scène hard rock mondiale grâce à ce nouvel album, Blackout, considéré autant par les critiques que par les fans comme le meilleur album hard rock du groupe. Il contient des titres qui sont des grands classiques du groupe comme le hit No One Like You (qui est même un des morceaux de hard rock classiques des années 1980, repris sur de nombreuses compilations et stations de radio), Can't Live Without You hit de l'album en France et la ballade When The Smoke Is Going Down. Avec ce succès, Scorpions devient alors un des plus grands groupes de hard rock et engage à travers le monde la première de ses gigantesques tournées au cours de laquelle ils participent au US festival de 1983 en Californie qui a réuni plus de 325 000 personnes en compagnie de Van Halen, Ozzy Osbourne, Judas Priest (la performance incroyable de Scorpions lors de ce concert sera ensuite regardée comme l'une des toutes meilleures du festival). Ils emmèneront avec eux des groupes comme Iron Maiden ou Girlschool<ref name="blackout tour"/>.

Après le succès de Blackout et de sa tournée, Scorpions qui est désormais considéré comme un grand groupe de hard rock, est attendu au tournant : le groupe va-t-il confirmer son succès? Scorpions, conscient des attentes du public, va s'atteler pendant deux ans (1983-1984) à la préparation d'un album qui pourrait non seulement égaler mais aussi surpasser Blackout.

C'est donc en 1984 que sort ce successeur de Blackout qui va faire connaître le groupe, déjà très populaire dans le monde du rock et chez les jeunes, au grand public : Love at First Sting. Cet album a été conçu par le groupe et Dieter Dierks, le producteur, avec le but avoué de dépasser le succès de Blackout. De ce fait les sessions d'enregistrement, entre Stockholm et Hanovre, ont été très longues et pénibles et ont donné lieu à des tensions entre Dieter Dierks et les membres du groupe, sur lesquels il maintenait une pression constante (notamment Herman Rarebell et Francis Buccholz), exigeant le meilleur de chacun à tout moment(voir l'article Love at First Sting). Mais le résultat est à la hauteur et Love at First Sting obtient un immense succès international dès sa sortie. L'album est alors considéré comme le plus abouti du groupe, même si il est dans une veine moins purement hard rock que Blackout ou Animal Magnetism. Il contient bien sûr des titres plutôt hard rock comme le hit Rock You Like a Hurricane une des chansons de hard les plus connues des années 1980 ou encore Big City Nights, mais il dévoile également la chanson Still Loving You, ballade emblématique de plus de 6 minutes, dixit Matthias Jabs : « responsable du plus grand baby boom depuis la Seconde Guerre mondiale ». Still Loving You connaît un immense succès, notamment en France où le single se vend à plus de 1,7 millions d'exemplaires ce qui en fait la chanson la plus vendue de l'année 1984. Le groupe reste donc face à un dilemme qui va le mener indirectement à son déclin : faire du heavy-metal pur et dur comme au commencement ou continuer de faire des ballades à succès commercial. Mais le groupe n'en est pas encore là et certaines de ses plus grandes heures de gloire ne sont pas encore écrites.

Une gigantesque tournée mondiale de deux ans suit la sortie de l'album avec comme point d'orgue la participation au premier festival Rock In Rio en 1985 (en compagnie notamment de Queen et AC/DC devant plus de 500 000 personnes).

La même année sort l'album World Wide Live, réalisé au summum de la popularité du groupe et qui compile leur succès post-1978.
À la fin de cette tournée en 1986 les membres du groupe décident de prendre une pause pour pouvoir ensuite se concentrer sur leur nouvel album. L'année 1987 est donc avant tout une année de repos pour le groupe qui n'a cessé de sortir des albums et de partir en tournée depuis plusieurs années.


En 1988 Scorpions sort Savage Amusement, un album restant proche de la musique de Scorpions mais néanmoins moins brillant que les deux précédents albums studios et qui se vend très bien aux États-Unis (5 dans les charts). Beaucoup tendent à dire que la visée de cet album était trop commerciale, ce qui a nuit au résultat final (avec un son très polissé, limite glam, à la manière de Def Leppard), chose que le groupe admettra quelques années plus tard. En attendant, Scorpions constatant qu'il n'a rien perdu de sa popularité, se lance encore une fois dans une grande tournée mondiale du nom de Savage Amusement Tour qui suit la sortie de l'album et au cours de laquelle il deviendra l'un des premiers groupes de rock à jouer de l'autre côté du rideau de fer avec dix concerts à guichets fermés à Saint-Pétersbourg (record absolu en la matière)tournée de Savage Amusement], the-scorpions.com. Consulté le 29-06-2008. Le groupe emmènera avec lui notamment Metallica et Dokken<ref name="savage amusement tour"/>. Le point d'orgue de cette tournée est la participation au Moscow Music Peace Festival en 1989 devant plus de 100 000 spectateurs en compagnie de Mötley Crue, Ozzy Osbourne et Bon Jovi (concert qui inspirera à Klaus Meine la ballade Wind of Change). Suite à ces concerts en Russie une importante base de fans s'y développa et le groupe à commencé à régulièrement donner de nombreux concerts dans le pays lors de leurs tournées<ref name="klaus interview"> http://www.metal-rules.com/interviews/Scorpions-Nov2003.htm Interview avec Klaus Meine, metal-rules.com. Consulté le 06-06-2008.

Les années 1990-91 sont les dernières années de succès mondial de Scorpions. D'abord le groupe se sépare de son producteur attitré Dieter Dierks, le tenant pour responsable du son un peu trop pop de Savage Amusement, puis sort l'album Crazy World enregistré à Los Angeles et produit par Keith Olsen. Cet album est leur dernier grand succès commercial en date. Il contient de grands succès tels que Don't Believe Her, Tease Me Please Me et surtout la célèbre chanson Wind of Change écrite en référence aux changements politiques dans le monde (chute du bloc communiste et réunification de l'Allemagne), qui en 1991 atteint des sommets dans les charts (1 place en Allemagne et en France, 2 au Royaume-Uni...) et devient l'un des symboles de la chute du mur de Berlin et de la réunification de l'Allemagne. C'est, avec Still Loving You de 1984, la ballade la plus connue du groupe.

Une tournée mondiale suit la sortie de l'album au cours de laquelle Scorpions participe au concert-géant intitulé The Wall Live in Berlin organisé par Roger Waters (du groupe Pink Floyd) sur la Potsdamer Platz de Berlin et retransmis en direct à travers le monde devant plusieurs millions de téléspectateurs.

Déclin du groupe (1992-2000) en 1999]
Dans les années 1990, le hard rock ne connaît plus vraiment de succès et seuls des groupes comme Scorpions, ou AC/DC subsistent tandis que parallèlement, Metallica devient la formation de heavy metal la plus populaire. Mais Scorpions a déjà eu ses heures de gloire. Le groupe a survécu à deux décennies, ce qui est déjà un exploit. Rien que dans le monde du Rock, la mode est au grunge à l'instar de Nirvana et aux groupes de rock britanniques comme Oasis. Le groupe décide donc de changer un peu le son de sa musique pour plaire davantage au public, ce qui déçoit ses fans, laisse indifférent le public et engendre des critiques acerbes de la presse malgré des albums travaillés. Tout d'abord, Francis Buchholz quitte le groupe en 1992 suite à des conflits dans la gestion de la fiscalité du groupe et est remplacé par Ralph Rieckermann.

En 1993, le groupe sort l'album Face the Heat produit par Bruce Fairbairn avec un son plus metal. Bien qu'il soit un assez bon album dans l'ensemble (il contient entre autres le single très heavy Alien Nation, et une belle ballade du groupe, Under the Same Sun, qui rencontre un certain succès), il n'atteint pas le succès des précédentes réalisations de Scorpions car il est un peu trop divergent du style pour lequel le groupe est connu (mais bien qu'il y ait un changement de style évident celui-ci n'est pas aussi flagrant qu'il le sera sur les prochains albums).

Trois ans plus tard et un batteur en moins (Herman Rarebell, parti fonder sa propre maison de disque Monaco Records avec son ami le prince Albert de Monaco), le groupe sort Pure Instinct contenant beaucoup de ballades comme le single You and I mais aussi Wild Child qui reste assez dynamique. L'album connaît un bon succès (notamment en Allemagne, France et Japon) mais n'atteint évidemment pas les ventes de Love at First Sting ou Blackout. De plus les fans sont assez déçus par le choix de tant de ballades.

En 1999, sort l'album Eye II Eye produit par Peter Wolf. Le son y est plus électrique et pop. C'est le moins apprécié des fans et des critiques avec Pure Instinct, même s'il propose quelques titres assez heavy comme Mind Like a Tree et Aleyah. Mais en faisant le bilan des années 1990, le groupe ne s'en tire pas trop mal : malgré des ventes d'albums médiocres, le groupe est toujours considéré comme une des plus grandes formations hard rock du monde et les spectateurs sont toujours au rendez vous. Plus impressionnant encore, la nouvelle jeunesse semble s'intéresser à Scorpions.


Le renouveau (2000-Aujourd'hui)

A l'aube du nouveau millénaire, le groupe sort un album symphonique avec l'orchestre philharmonique de Berlin : Moment of Glory produit par Christian Kolonovits, reprenant les anciens titres du groupe et comprenant notamment des duos avec Ray Wilson (Stiltskin, Genesis) et Zucchero. En 2001, sort l'album acoustique live Acoustica, enregistré à Lisbonne (Portugal). La tournée Acoustica se déroule aux quatre coins du monde et est un grand succès grâce aux orchestres philarmoniques qui accompagnent le groupe. Lors des tournées, Klaus Meine annonce un retour aux sources.

En 2004, après le départ de Ralph Rieckermann, le groupe engage un nouveau bassiste, Pawel Maciwoda et sort l'album Unbreakable produit par Erwin Musper. Ce nouvel opus envoûte de nouveau les fans grâce à des titres comme Blood too Hot, Through My Eyes ou Deep and Dark qui rappellent le son classique des Scorpions. Le retour aux sources annoncé a donc bien eu lieu et Unbreakable a connu un bon succès en comparaison avec les derniers albums du groupe.
Cet album a donné lieu à une tournée mondiale en 2005 et 2006, dont le point d'orgue était sans conteste la tête d'affiche du Wacken Open Air Festival de 2006, qui s'est déroulé comme tous les ans à Wacken, en Allemagne. Intitulée A Journey trough Time, A Night To Remember (« Un Voyage Dans Le Temps, Une Nuit Dont On Se Souviendra ») cette soirée de plus de deux heures quarante cinq au total et devant plus de personnes a eu une saveur particulière pour les fans présents ainsi que pour les membre du groupe: Ce soir là en effet, en dehors du line up actuel (Rudolf Schenker, Klaus Meine, Matthias Jabs, James Kottak, Pawel Maciwoda) se trouvaient aussi présents Uli Jon Roth (guitariste de 1974 a 1978), Michael Schenker (également guitariste, en 1972 et 1979, et petit frère de Rudolf), ainsi qu'Hermann Rarebell (batteur de 1977 à 1995) Tous sont remontés sur scène ensemble (Uli avait déjà fait une apparition avec le groupe, au Théâtre de Plein Air à Colmar, au mois de septembre 2005 mais Michael quant à lui était n'était plus remonté sur scène avec les Scorpions depuis la tournée de l'album Face The Heat pour quelques morceaux acoustiques lors d'un concert à Bucarest). En guise de final, le groupe au complet, agrandi en plus par Tyson Schenker, le fils de Michael et guitariste de Faster Inferno, a joué le célèbre « Boléro de Ravel ». Ce concert a été filmé et le DVD (Live At Wacken Open Air 2006) est sorti officiellement le 10 décembre 2007 en France et partout dans le monde.

L'autre grand moment de cette tournée mondiale s'est déroulé à l'été 2006 (le 8 juillet), lorsque Scorpions a donné un immense concert au Canada, dans la ville de Québec pour le « Festival d'été de Québec » devant plus de 80 000 personnes sur les « plaines d'Abraham ». Grâce à l'album Unbreakable et à la tournée qui s'en est suivie, Scorpions a donc renoué avec ses fans et avec la musique qui a fait son succès.

En novembre 2006, le groupe est entré en studio à Los Angeles, sous la houlette de Desmond Child (qui a notamment coécrit le tube I Was Made For Lovin You de Kiss et produit de fameux artistes tels que Cher). L'enregistrement est terminé et le nouvel album est sorti le 14 mai 2007 en France, 11 jours avant le reste du monde, sous le label BMG. Il est intitulé Humanity - Hour 1. Cet album bien reçu par le public et les critiques, est une sorte d'album concept dont le thème principal est, comme son titre l'indique, l'humanité aujourd'hui. Il a donné lieu à une nouvelle tournée mondiale qui s'est achevée avec trois concerts en Inde. Sept concerts ont été joué en France durant cette tournée, quatre (Paris, Rouen, Dijon et Nantes) en mai à la sortie de l'album et trois (Bordeaux, Clermont, Toulouse) fin novembre.

Interrogé par un site internet indien, le chanteur Klaus Meine aurait affirmé que l'objectif pour le groupe est de sortir un nouveau DVD live consacré à la tournée de 2002 ainsi qu'un présumé nouvel album avec des chansons parlant de paix et d'espoir, à l'image du dernier album sorti.


Style et influences


Style du groupe

Dans sa jeunesse, Rudolf Schenker se disait très influencé par des groupes comme les Rolling Stones tandis que Klaus Meine était plus versé dans des groupes, certes de rock mais moins agressifs, tels que les Beatles. De ses influences des années soixante Schenker gardera un style de jeu à la guitare, notamment lors des quelques solos qu'il entreprend comme sur Still Loving You ou Wind of Change, (au contraire de Matthias Jabs qui lui possède un style fluide et rapide caractéristique des années 1980). Mise à part cela, le groupe se détachera assez vite de ces influences. Leur premier album, Lonesome Crow, est fortement teinté du rock psychédélique alors en vogue en Allemagne (nommé le Krautrock).
C'est avec leur deuxième album, Fly to the Rainbow, que le groupe va commencer à dégager le son déjà plus hard rock pour lequel ils sont connus (notamment sur la chanson Speedy's Coming). Mais c'est réellement avec l'album suivant, In Trance, que Scorpions se détache définitivement des racines purement psychédélique pour clairement se définir dans le hard rock. À cet époque leur son est déjà assez unique grâce au jeu de guitare du virtuose Ulrich Roth, influencé par Jimi Hendrix et le néo-classicisme que l'on peut retrouver chez Ritchie Blackmore de Deep Purple à cette époque. Leurs influences sont néanmoins reconnaissables: ce sont des groupes comme Led Zeppelin, Deep Purple, Blue Öyster Cult ou Jimi Hendrix.
Suite au départ de Roth le groupe va entreprendre un tournant essentiel pour sa carrière en modernisant en quelque sorte son style. Ce tournant s'observe sur l'album Lovedrive de 1979 et est dû à l'apport décisif du nouveau guitariste du groupe Matthias Jabs, au jeu plus moderne que Roth et plus proche d'un style à la Van Halen. C'est ce son qui se retrouvera au cours des années 1980, synonymes de succès international pour le groupe.
Sur leurs albums des années 1990 Scorpions décident d'expérimenter sans grand succès de nouveaux styles (métal, électro-pop) avant de retourner à leur son originel avec l'album Unbreakable de 2004.

Influence et postéritéScorpions est considéré comme l'un des pionniers du hard rock, l'instigateur de la productive scène hard rock allemande et le meilleur groupe de hard rock d'Europe continentale (c'est d'ailleurs le premier groupe de hard rock non anglo-saxon a obtenir un succès international, ouvrant ainsi la voie aux groupes provenant de scènes hard rock/metal de pays comme l'Allemagne mais aussi le Brésil, les pays scandinaves...). Scorpions a influencé de nombreux groupes, permettant, avec d'autres groupes comme Van Halen, Aerosmith et AC/DC, de définir le son hard rock caractéristique des années 1980. Leur musique mêlant chansons s'appuyant sur des riffs très riches et puissants et chansons en arpèges au son cristallin alliées à la guitare électrique, a influencé le son de groupes et de guitaristes de hard rock et de metal comme Metallica, Dokken, Def Leppard, Iron Maiden, Dio ou encore Bon Jovi, Billy Corgan (des Smashing Pumpkins) ou Alex Skolnick (du groupe Testament). Leur formule alliant hard rock et ballades sera reprise par de nombreux groupes et aidera à définir le genre et le succès de la power ballad dans le rock. Lovedrive, Blackout et Love at First Sting sont considérés parmi les plus grands albums de hard rock tandis que les albums live Tokyo Tapes et World Wide Live sont regardés comme faisant parti des meilleurs live de hard rock et même de rock pour le premier.
Scorpions a été nommé le 27 plus grand groupe de hard rock, le 8 meilleur groupe de hard rock des années 1970 et le 10 des années 1980 par Digitaldreamdoor et le 46 plus grand groupe de hard rock par VH1 (dans une liste qui n'inclut pas que du hard rock au sens strict du terme, mais tout artiste ayant utilisé ou influencé le hard rock, le metal ou le punk rock comme les Rolling Stones, les Clash ou Pink Floyd). Le magazine Rolling Stone a qualifié Scorpions de . Le groupe est le premier avec Queen à avoir reçu un Echo award pour l'ensemble de sa carrière, en 1992.

# Posté le vendredi 12 septembre 2008 06:35

Modifié le mercredi 29 avril 2009 09:09

Renaud - Mistral gagnant (1985)

Tin tin tin ! Renaud et son accent gouailleur débarquent dans la chanson française avec un verbe fort, un ton engagé et des rimes en argot qui bousculent enfin cet hexagone giscardien poussiéreux et où rien de très bandant ne passe sur les ondes. Depuis, Docteur Renaud a redonné une santé de fer à la variet' made in France en lui insufflant l'énergie de la révolte, le goût des histoires simples et des portraits pleins d'humour croquant la famille, les potes, les filles avec les mots de la rue et du c½ur. Mais après avoir conquis les foules dans les années 1970 et 1980, fait son « Germinal » dans les années 1990, Renaud se l'est joué Gainsbarre en se laissant avoir par l'alcool. Mister Renard pendant un temps, Renaud a finalement surmonté ses peines et ses douleurs pour revenir au meilleur de lui-même avec un putain de « Boucan d'enfer » absolument génial. Bien que Renaud ait au fil du temps troqué la colère vive de sa jeunesse contre des mots plus tendres, la révolte est toujours ancrée profondément en lui dès lors qu'il s'agit de dénoncer l'injustice.

Les chansons de Renaud dénoncent et parlent de ceux qui n'ont rien ou dont on ne parle jamais. Mais malgré son engagement social tenace et son parler des faubourgs, le chanteur ne vient pas d' un milieu particulièrement modeste ou défavorisé. Loin de vivre dans l'opulence, les parents de Renaud ont cependant les moyens d'assurer à leurs enfants une existence plutôt sereine. Cette vie, Renaud Séchan la démarre en duo puisque le marmot voit le jour avec son frère jumeau le 11 mai 1952, dans le sud de Paris. Son père est prof et auteur de littérature policière, mais ne réussit pas à transmettre à son fils un amour éperdu pour les salles de classe. L'école, Renaud n'en est pas fana même s'il se passionne par ailleurs pour la littérature et les arts.

En 1968, les étudiants jettent les pavés à la tête des CRS sous le ciel de mai et Renaud se joint aux manifestations, déjà très concerné par les questions socio- politiques qui agitent le pays. C'est à l'occasion de mai 68 que Renaud écrira une première chanson qu'il gratte sur sa guitare.

Puis Renaud lâche l'école pour tenter sa chance en tant que comédien. Il enchaîne les petits boulots jusqu'au jour où il se fait engager dans une troupe où l'on retrouve Coluche et Miou-Miou . Pendant 5 mois, Renaud sera sur les planches du Café de la Gare, sous la direction de Romain Bouteille. Mais Renaud ne trouve pas d'autres bons plans pour percer comme acteur et doit retourner gagner sa vie dans des jobs plus ingrats, notamment vendeur dans une librairie. Pour finir, Renaud se fait virer aux débuts des années 1970 et le jeune-homme pointe alors plus souvent dans les bars avec les potes que dans un boulot quelconque. Son temps libre, il l'occupe aussi à écrire sur un coin de table plusieurs morceaux et fait la manche sur le bitume parisien avec un copain accordéoniste.

Un soir où les deux amis amusent la galerie à l'entrée d'un spectacle que donne Coluche, le producteur de ce dernier, Paul Lederman, les repère et leur propose de jouer dans un café théâtre venant juste d'ouvrir avenue des Champs Elysées. Pour l'occasion, le duo devient trio et se baptise « Trois P'tits Loulous ». Mais le copain Michel doit partir à l'armée et laisse tomber l'accordéon. Renaud chante alors en solo et propose un répertoire composé des chansons qu'il a écrites, notamment « Camarade Bourgeois » et « Hexagone ». La bonne étoile musicale est toujours au dessus de la tête de Renaud puisqu'une productrice d'un label indépendant le remarque et l'engage pour l'enregistrement d'un album.

C'est en 1975 que le jeune homme de 23 ans publie son premier 33 tours, « Amoureux de Paname ». Réalistes, anti-conformistes, libertaires et populaires, les chansons de Renaud sont empreintes des idées qui ont germé en 1968 et contiennent déjà tous éléments qui ont fait le succès du chanteur par la suite. Parlant de succès, celui-ci commence déjà à poindre à la sortie d' « Amoureux de Paname », mais Renaud a toujours à l'esprit et dans le c½ur le rêve de devenir un jour comédien. Tout en donnant des concerts, il joue aussi dans « Le Secret de Zonga » de Martin Lamotte.

Mais c'est la musique qui aura le dernier mot, en offrant à Renaud la renommée et la consécration avec le hit « Laisse Béton », extrait de son second album sorti en 1977. Toute le monde désormais connaît Renaud et ses phrases en « verlan » font le tour des bureaux, des bars, des bahuts et des baraques. Le franc parler argotique et à l'envers de Renaud influencera plus tard considérablement toutes les musiques urbaines, notamment le hip hop. En 1979, paraît un troisième opus, « Ma Gonzesse » où les textes se font plus doux, plus mélancoliques parfois.

Les années 1980 continueront à sourire au Renaud chanteur qui publie « Marche à l'ombre » en 1980, un nouveau carton où l'on peut retrouver les désormais classiques « Les aventures de Gérard Lambert », ou « Dans mon HLM » et bien sûr l'imparable « Marche à l'ombre » qui sera ensuite immortalisé par le film de Michel Blanc. Gérard Lambert est de nouveau dans les bacs en 1981 dans « Le Retour de Gérard Lambert » où Renaud donne un peu moins dans la rime politique et un peu plus dans les histoires et portraits satiriques (« Mon Beauf ») ou émouvants (« Oscar »).

Le véritable tournant dans la vie artistique de Renaud arrivera un peu plus tard, lorsque paraît « Morgane de toi » en 1983. En effet, ce nouvel opus évoque un Renaud différent, époux et père depuis peu, qui trouve l'épanouissement et la sérénité dans les moments en famille et dans l'infini de la mer. De ces changements de cap vers des textes plus intimistes en résultent les superbes « Morgane de toi » écrite pour sa fille Lolita et « En cloque ». L'album fait un véritable tabac, notamment grâce au méga hit « Dès que le vent soufflera » dont les ambiances marines et épiques (ainsi que son « Tin tin tin » reconnaissable entre tous ) séduisent le plus grand nombre.

Toutefois, malgré ce triomphe qui fait de lui une star, Renaud n'a pas mis au placard son engagement et en 1985, il écrit avec Franck Langloff le morceau repris en ch½ur par les « Chanteurs pour l'Ethiopie » («Loin du c½ur et loin des yeux, De nos villes, de nos banlieues, L'Éthiopie meurt peu à peu, peu à peu ») pour récolter des dons afin d'aider à résorber la famine qui atteint tout le pays. Toujours en 1985, Renaud publie « Mistral Gagnant », qui comprend notamment la très belle chanson titre ainsi que « Miss Maggie », chanson satirique sur Margaret Tatcher.

Entre temps, Renaud essuie pas mal de critiques et de moqueries de la part des médias, généralement hostiles à tout musicien dès lors que celui-ci est renommé et reconnu. Ces derniers pointent en effet du doigt les chansons, les textes et le parler du chanteur qu'ils estiment ne pas être tout à fait honnêtes, Renaud ne venant pas d'un milieu populaire. Le chanteur décide alors de prendre un peu ses distances avec la presse et sort « Putain de Camion » (dont la chanson titre a été écrite pour Coluche, décédé dans un accident de moto en 1986) en 1988 sans trop se montrer dans les médias.

Dans les années 1990, Renaud continue à publier des albums, notamment « Marchand de cailloux » en 1991 et « A la Belle de mai » en 1994. Mais surtout Renaud va pouvoir enfin réaliser son rêve puisque Claude Berri lui propose le rôle principal du film « Germinal ». Tourné dans le nord de la France, « Germinal » va donner à Renaud de nouvelles inspirations musicales et le chanteur sort son premier disque de musique traditionnelle dont les textes sont entièrement écrits dans le patois local. Puis en 1996, Renaud est de retour avec un album hommage à Brassens.

Malheureusement la bonne étoile de Renaud finit par le laisser tomber en route et le chanteur vit pendant quelques temps des moments difficiles. Dominique, sa femme le quitte et le musicien tombe dans le trou noir alcoolique. Malgré toute cette souffrance, Renaud remonte sur scène, un endroit où il est à l'aise et sait créer une ambiance sympa et chaleureuse, en communiquant beaucoup avec son public. Fin 1999, il écume de nombreuses salles de concerts dans toutes les régions de France pour présenter ses chansons en version acoustique. Alors que Renaud n'était ni en promo, ni en tournée officielle, les salles sont toujours combles lors de son passage. Le succès est tel que Renaud continue la route des concerts hors des frontières de l'hexagone.

Après avoir été repris par des chanteurs de rap sur « Hexagone 2001 », Renaud revient avec un nouvel album, « Boucan d'enfer » qui sort en 2002 où les textes sont plus sombres et les mots plus amers. C'est un nouveau triomphe pour Renaud dont le single « Manhattan-Kaboul » chanté en duo avec Axelle Red passe sur toutes les ondes.

Aujourd'hui, Renaud s'est remis de ses blessures en rencontrant une nouvelle fois l'amour dans les bras de Romane Serda dont il a produit le premier album en 2004, et avec qui il s'est remarié l'année suivante. Côté musique, on peut le découvrir en live et DVD en 2003 et de nouveau dans la lutte et l'engagement politique en 2005 puisqu'il milite actuellement aux côtés de la famille d'Ingrid Bétancourt pour qui il a écrit une chanson, « Dans la jungle ». Un concert de soutien pour demander la libération d'Ingrid Bétancourt a eu lieu en février 2006. En juillet de la même année, le chanteur a également sorti un single très amusant : "Les Bobos", suivi en septembre de l'album "Rouge Sang".

# Posté le vendredi 12 septembre 2008 06:56

Modifié le mercredi 29 avril 2009 09:10

Status Quo - In The Army Now

Originaire d'Angleterre, c'est en 1967, que se forme le groupe de rock, Status Quo. C'est sous le nom de The Spectres, une formation londonienne, que Francis Rossi (chant/guitare), Alan Lancaster (basse), John Goghlan (batterie), et Roy Lynes (clavier) font leur début. Après avoir enregistré quelques singles, sans succès, le groupe décide de changer de nom et d'adopter celui de Status Quo, sous le lequel, la formation connaît enfin son premier succès avec l'album Pictures Of Matchstick Men, suivi de Ma Kelly's Greasy Spoon en 70. Deux ans plus tard, Status Quo signe sur le label Vertigo, et nous livre Pile Driver, un troisième album qui consacre le groupe sur la scène rock. Rapidement propulsé au sommet de la gloire, le groupe enchaîne les tournées, les albums, les succès, et devient alors une véritable référence rock. Status Quo fêtera ses trente ans de carrière, par la sortie de Whatever You Want, une compilation, qui regroupe plus de quarante et un hits, et autres morceaux inédits. Le groupe signe un nouvel album en septembre 2002: Heavy Traffic. En août 2007, Status Quo fait son grand retour avec In Search for the Fourth Chord. Les enfoirés ont repris l'air du morceau pour l'édition 2009
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# Posté le mercredi 17 septembre 2008 04:39

Modifié le mercredi 29 avril 2009 09:12

Alain bashung : Gaby oh Gaby (1979)

Alain Baschung est né à Paris en 1947. Il passe son adolescence chez ses grands-parents à la campagne près de Strasbourg. Belle aubaine pour le jeune homme qui, par le biais des radios allemandes, découvre le rock. Dès lors, il se lance dans la musique et joue dans les fêtes de quartiers et fonde le groupe "Dunces".

Son premier disque sort en 1966, suivi par plusieurs autres qui passent inaperçus. Pendant de nombreuses années, Bashung joue le jeu des maisons de disques, qui essayent de le vendre comme chanteur de variété. Mais il est fait de la pierre du rock, et après avoir travaillé avec Vlin Buggy, Mike Shannon, Christophe, c'est avec Dick Rivers qu'il compose les albums Rock Machine, Rockin'Along et Rock and Roll Star.

Après avoir été Robespierre pour l'opéra rock "La Révolution française" en 1973, il rencontre le parolier Boris Bergman et sort en 1977 l'album Roman Photos. Le chanteur ne séduit plus les décideurs de Barclay qui décident de ne pas reconduire le contrat. En 1979, c'est chez Philips que sort Roulette Russe. 1 300 000 exemplaires du 45t Gaby, Oh Gaby, sont vendus.

En 1981, Vertige De l'Amour, extrait de l'album Pizza, confirme le goût du public pour les chansons de Bashung. L'année suivante sort Play Blessure, album sur lequel Serge Gainsbourg à collaboré, puis s'enchaîne Figure Imposée en 1983 avec entre autre What's In A Bird, et en 86, Passé Le Rio Grande, meilleur album aux Victoires de La Musique cette année là.

Après Novice en 1989, c'est Osez Joséphine et ses 250 000 albums vendus, un disque dans lequel Alain Bashung reprend Bob Dylan et Budy Holly. "Ma Petite Entreprise" est sans conteste le tube de l'album Chatterton en 1994. En 1997 sort Fantaisie Militaire. Climax est dans les bacs en 2000, et l'on retrouve Rachid Taha, M, Noir Désir. Viendront ensuite Novice, Figure imposée et L'Imprudence, en 2002.

Bashung s'est aussi improvisé aussi devant les caméras puisqu'on a pu le voir dans divers films dont Félix et Lola de Patrice Leconte (2001) ou J'ai toujours rêvé d'être un gangster de Samuel Benchetrit en 2008. La même année, le chanteur revient avec l'album Bleu Pétrole. Il a été réalisé par Gaëtan Roussel (Louis Attaque, Tarmac) et Mark Plati (David Bowie, The Cure, Rita Mitsouko...). Il comporte des titres écrits et composés en collaboration avec Gaëtan Roussel, Gérard Manset, Arman Mélies et Joseph d'Anvers dont Résident de la république.
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# Posté le mercredi 08 octobre 2008 04:50

Modifié le mercredi 29 avril 2009 09:13

Machiavel : Fly (belge)

Désolé mais je n'ai pas encore trouvé de bio et désolé aussi ce n'est pas une vidéo d'époque, j'en ai pas trouvé
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# Posté le mercredi 08 octobre 2008 05:10

Modifié le mercredi 29 avril 2009 09:13

Christophe : Aline

Pas trouvé de bio mais celui qui en trouve une pas trop longue de préférence, serais bien gentil de me dire où
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# Posté le mercredi 08 octobre 2008 05:30

Modifié le mercredi 29 avril 2009 09:14

Jacques Brel - Madeleine ( Pour les 30 ans de la mort du grand Jacques je ne pouvais pas ne pas le remettre)

Jacques Brel est l'un des artistes francophones dont le charisme et la personnalité brute, faite de paradoxes et de contradictions, incapable de la moindre concession, a marqué le 20ème siècle. Chanteur, poète, compositeur, il transcendait ses interprétations en vivant sur scène ses colères, ses amours, ou ses déceptions comme l'aurait fait un grand tragédien. Aucun mot n'est trop fort pour décrire ce que son corps dégingandé, aux bras interminables, son visage parfois déformé à force d'expressivité, peuvent encore aujourd'hui, faire éprouver aux nouvelles générations qui le découvriront. « L'enfance Qui peut nous dire quand ça finit Qui peut nous dire quand ça commence » Jacques Brel est né en Belgique, dans la banlieue de Bruxelles, à Schaerbeek, en 1928. Issu d'un milieu bourgeois, son père est un industriel qui dirige une usine d'emballage, il connaît l'ennui des enfances trop bien cadrées, entre camps de scout et institutions religieuses. Ce n'est pas encore le temps de la révolte et Jacques, malgré ses échecs scolaires, semble rentrer dans le moule. Il travaille dans l'usine paternelle, fait son service militaire et épouse Thérése Michielsen, dîtes « Miche » qui lui donne très vite un premier enfant, une fille, Chantal. « L'âge idiot, c'est à vingt fleurs Quand le ventre brûle de faim » On n'étouffe pas aussi facilement ni aussi impunément une personnalité comme celle de Jacques Brel, même si elle semble, pour l'instant, rester en gestation. Il est déjà attiré par la chanson et compose. Dans ses textes, la liberté de ton et la violence des sentiments commencent à faire surface et sa famille voit cette carrière possible d'un très mauvais ½il. Brel se produit pourtant dans quelques cabarets bruxellois. Jacques Canetti, responsable artistique chez Philips le remarque et le fait venir à Paris. Faisant fi de sa famille et de ses engagements, il monte à la capitale et connaît quelques galères, se produisant toutefois dans des cabarets réputés comme l'Ecluse (où Barbara fit ses débuts) et les Trois Baudets. Son style surprend et le public le boude. Il passe tout de même à l'Olympia, là aussi un semi-échec. Juliette Greco adopte pourtant l'une de ses chansons et la rajoute à son répertoire. « Jojo, Voici donc quelques rires Quelques vins quelques blondes » On est en 1955, sa famille, Miche, Chantal et une deuxième petite fille, France, le rejoint en France et ils s'installent tous à Montreuil pour quelques temps. A la même époque, il rencontre Georges Pasquier, Jojo, qui devient son collaborateur et son ami intime. Le sens de l'amitié de Jacques, dont il parlera dans plusieurs chansons et dans de nombreuses interviews, est déjà l'un des thèmes majeurs de son ½uvre. Il enregistre enfin son premier 33 tours chez Philips et fait deux autres rencontres déterminantes, celle de François Rauber, un pianiste classique qui devient son accompagnateur et avec qui il travaillera beaucoup en studio et celle de Gérard Jouannest, un pianiste lui aussi, avec qui il se produira sur scène pendant des années. Gérard Jouannest collabore à l'écriture de ses titres les plus fameux et saura servir les textes de Jacques par la simplicité et l'efficacité de ses mélodies, tandis que Rauber améliore les arrangements et les orchestrations des titres. A eux trois, ils donnent le ton et forgent l'originalité du répertoire du « Grand Jacques ». « Quand Isabelle dort plus rien ne bouge Quand Isabelle dort au berceau de sa joie » En 1957, Jacques Brel sort un autre 33 tours, « Quand on a que l'amour ». Cette fois, le disque est un succès et se voit récompensé du Grand Prix de l'Académie du Disque Charles Cros. La sensibilité à fleur de peau du chanteur, la puissance poétique de ses textes, entre douceur et violence contenue, entre férocité et tendresse, est une vraie révolution pour la scène française de l'époque. Il passe à nouveau à l'Olympia, cette fois plébiscité par le public et Isabelle, sa troisième fille, voit le jour, mais Jacques est déjà loin... « J'arrive, bien sûr j'arrive N'ai-je jamais rien fait d'autre qu'arriver » Les disques sortent et Jacques Brel enchaîne autant de tournées que de succès. En 1959, l'album « La valse à mille temps » est immédiatement considéré comme un classique et il entre dans la légende des grands du music-hall. L'artiste ne ménage pas sa peine et donne des centaines de tours de chant, parfois plusieurs par jour, quitte, comme il le disait à l'époque, à aller vomir de trac autant de fois qu'il le faut. « De Rotterdam à Santiago Et d'Amsterdam à Varsovie » Sa vie est un tourbillon qui ne lui laisse pas une minute de repos. Il tourne dans toute la France et dans le monde entier. Il vit une vie « d'homme », libre de toute attache, avide de rencontres et d'expériences, nocturne, passionné. En 1961, il se produit à l'Olympia, accompagné de Jean Corti à l'accordéon (l'accordéoniste a joué depuis avec « Les Têtes Raides ») pour ce qui restera l'un des concerts les plus célèbres de sa carrière. Comme l'Olympia lui porte chance, il y chante à nouveau en 1963, en 1964 et 1966, date à laquelle il se décide à arrêter la chanson. Ses adieux sont un triomphe et les plus grands viennent l'applaudir. « Telle est ma quête, Suivre l'étoile » Jacques Brel parlait depuis plusieurs années d'arrêter les tours de chant. Il n'arrête pas pour autant toute activité artistique. Il décide de monter un spectacle inspiré de l'histoire de Don Quichotte. Ce sera « L'Homme de la Mancha ». Brel donne toute sa dimension à cet homme triste, prêt à mourir pour une idée, à se brûler d'amour jusqu'à son dernier souffle. Sancho Pansa devait être interprété par son ami de toujours, le comique et chanteur d'opérette Dario Moreno mais celui-ci meurt quelques jours avant la première représentation. « L'Homme de la Mancha » est pourtant joué et Brel transcende littéralement son personnage. Il s'arrête, épuisé, au bout de 150 représentations. En 1969, année de la mythique rencontre radiophonique entre Jacques Brel, Georges Brassens et Léo Ferré, Brel entame une carrière cinématographique. Ses talents de comédien jusqu'alors réservés à la scène servent désormais le 3ème art. Il tourne pour les plus grands réalisateurs dans des rôles qui font date, particulièrement « Mon oncle Benjamin », « L'emmerdeur » d'Edouard Molinaro et « L'aventure c'est l'aventure » de Claude Lelouch. Il s'essaye également à la réalisation, sans grand succès, mais l'on retient « Franz », un film curieux où il joue aux côtés de la chanteuse Barbara qui lui prête sa silhouette brune et fantomatique et compose une partie de la musique de la Bande-Originale. « Dire que Fernand est mort Dire qu'il est mort Fernand » Outre le cinéma, Brel s'est découvert une autre passion, celle de la voile. Il rêve d'océan et d'îles lointaines et s'achète un voilier. Il sillonne le globe avec sa nouvelle compagne, une jeune danseuse, Madly, qu'il a rencontrée aux Caraïbes sur un tournage. C'est lors d'un de ses voyages qu'il apprend la terrible nouvelle, Jojo, l'ami de toujours, est mort. Jacques Brel est effondré. Il se sait malade, atteint d'un mal peut-être incurable et sent qu'il ne tardera pas à rejoindre l'ami disparu. « Gémir n'est pas de mise Aux Marquises » En 1975, peut-être pour échapper à la grande faucheuse, il part vivre ses derniers instants dans un pays de liberté et d'espace. Les Marquises, qui ont servi de décor aux toiles de Gauguin, l'attirent irrésistiblement et il part s'y installer avec Madly. Deux ans plus tard, l'envie lui reprend d'enregistrer un disque. Il s'intitulera « Les Marquises » et plusieurs de ses plus belles chansons y figurent : « Orly », « Le Bon Dieu », « Les Marquises », « La ville s'endormait », « Voir un ami pleurer »... Brel refuse que l'on fasse la promotion de son album mais ce n'est pas nécessaire, la sortie du disque est un événement. Jacques Brel repart aussitôt la réalisation de l'album achevé mais il ne profitera pas longtemps des Marquises. Le cancer a fait son ½uvre et il meurt rapidement, en 1978. Il repose sur l'île d'Hiva-Oa, près de la tombe de Gauguin. Là, pour toujours, son âme peut chanter... « Et voici le Pacifique Longue houle qui roule au vent Et ronronne sa musique Jusqu'aux îles droit devant »
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# Posté le mercredi 15 octobre 2008 05:26

Modifié le mercredi 29 avril 2009 09:14

Francis Cabrel - Sarbacane (1989)

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# Posté le mercredi 29 octobre 2008 13:06