Beach Boys - california girls

Que les frères Wilson aient contribué au « mythe californien » cela paraît évident. Filles blondes faciles, décapotables roulant sur les bords de plages, palmiers caressés par la brise marine, drive-in où les premiers baisers sont échangés, bulles de chewing-gum gonflées par des collégiennes portant un appareil dentaire, surfers bronzés aux dents aveuglantes, blousons flight jacket et jeans, tartines de beurre de cacahuète dévorées devant les premiers feuilletons TV : sans les Beach Boys tu n'aurais jamais eu la Californie et le surf, encore moins Schwarzzy et Brice De Nice. On peut même dire que les Beach Boys représentent « les Beatles de la Côte Ouest » avec un impact tout aussi fort que les « coccinelles » sur la jeunesse de l'époque. Il n'y a qu'à jeter un coup d'½il à leur discographie pour voir à quel point ils marquent les sixties, passant avec agilité d'une période encore un peu yé-yé à la vague hippie (à ce sujet, le chanson « Good Vibrations » sera un emblème pour la contre culture californienne). Comme pour les Beatles, ils portent une espèce de schizophrénie qui leur a permis, peut-être, de perdurer. D'un côté, l'image lisse d'un groupe de jeunes un peu neuneu, bien peignés, qui chante les louanges du sable et du soleil en mettant « surfin » à la fin de toutes leurs phrases, de l'autre une bande de frères drogués, alcoolos et dépressifs. D'un côté Happy Days, de l'autre « Sex, Drug & Rock'n Roll ». Oh yeah !

Le groupe réuni les trois frères Wilson, Brian, Carl et Dennis ainsi que leur cousin Mike Love et leur voisin Al Jardine, tous originaire d'Hawthorne, dans la banlieue de Los Angeles. C'est Dennis qui est branché planche de surf et qui va exploiter (assez intelligemment d'ailleurs) le phénomène « surf, collier et tongs » qui est déjà en train de gagner les premières bandes de rockers. En 1961, ils sortent le titre « surfin' » (ne jamais oublié l'apostrophe qui a valeur de « g ») et se font repérer par Capitol Records, l'illustre label racheté par EMI en 1955. En 1962, leur premier album « Surfin' Safari » se vend comme des petits pains et contribue à renforcer l'American Way of Life californien. On assiste alors à une sorte de nouvelle « ruée vers l'or », tout le monde voulant soudainement s'installer à San-Francisco ou Los Angeles histoire de profiter des grands bals de fin d'année et de danser sur les parquets cirés (une de leurs chansons s'intitule d'ailleurs « Dance, dance, dance »).

Ensuite, bam !...trois albums coup sur coup rien qu'en 1963 ! Surfin'USA, Surfer Girl et Little Deuce Coupe (avec sa pochette représentant une Ford Coupe 1932 bien customisée). En fait, c'est bien simple, ils vont couvrir toutes les années 60 de leurs coupes de cheveux et de leur pull en V, dans un esprit très fraternel. Ceci étant dit, en 1964 apparaît déjà les prémisses d'une « fêlure » à travers la crise d'angoisse que va traverser Brian, crise en partie due à une grande consommation d'herbe et d'amphétamines et qui va se répercuter d'année en année sur tous les membres du groupe. A tel point, qu'en 1966, juste après la sortie de leur 11e album Pet Sounds, ils vont vivre une sorte de « crise de nerf » généralisée autour de l'enregistrement du disque Smile qui ne verra jamais le jour. Certains critiques ont même fait de celui-ci « le plus fameux disque jamais enregistré de toute l'histoire de la pop music » ! On te passe les détails mais grosso modo entre l'abus d'alcool, les crises de parano, les bouffées délirantes et les « egotrip » de chacun, le studio d'enregistrement était devenu un vrai champ de bataille. Et cela va être de pire en pire.

Ils ont beau enregistrer en 77 leur album Love You, avec des paroles aussi perchées que « s'il y avait de la vie sur Mars, j'y trouverai ma femme », les Beach Boys connaissent la douleur et la peine. Brian Wilson est devenu obèse, Dennis ingurgite des cachets à grandes rasades de Bourbon et Carl a le cancer. En 1979, lors d'un concert donné à Sydney en Australie, le groupe arrive sur scène complètement bourrés et se retrouve dans l'obligation de s'excuser auprès du public. En 1980, Dennis, saoul comme un cochon, plonge de son bateau à la recherche de quelque chose qui serait tombé à l'eau. Il se noie. Solidaires, les frères se sert les coudes mais il faut croire que, comme les Atrides, la famille Wilson est maudite. En 1998, c'est au tour de Carl Wilson de mourir du cancer.

Plus on s'élève, plus on prend de l'altitude et plus dure sera la chute...mais que cela ne t'empêche pas de les écouter.


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# Posté le mardi 01 avril 2008 04:40

Modifié le samedi 10 octobre 2009 10:22

Pink Floyd - Money

Prononcez le nom de Pink Floyd et vous verrez apparaître devant vous, comme dans un rêve éveillé, vos fantasmes délirants sur un Syd Barrett complètement toqué, vos tentatives laborieuses, guitare à la main devant le miroir de votre chambre, à reproduire fidèlement des solos planant à rallonge, vos expérimentations sous influences en solitaire ou entre amis avec toujours dans l'air, près des nuages, les notes envoûtantes de la face sombre de la lune, les pochettes sublimes de créativité qui vous font regretter votre vieux tourne-disque, l'ego sur-dimensionné du dictateur sans sourcils surgissant de votre écran et de l'âme torturée de Roger Waters, les concerts spectaculaires dans des stades géants made in 70's et les tensions internes qui vous ont fait craindre le pire, le génie psychédélique qui vous fera aimer ensuite le mot « progressif » alors que vous étiez plutôt branché dépressif... Tout ce champ sémantique, ce chant extatique, n'a pas juste été une pierre de plus ajoutée au mur du rock, mais une véritable quête des sens et du sens de la musique, une recherche à l'infini d'une traduction sonore des dérives de l'inconscient... So, I wish you were here...

C'est dans les années 1960 que trois étudiants en architecture, Roger Waters, Rick Wright, et Nick Mason, décident de fonder un groupe qu'ils appellent Sigma 6. Après avoir repris pas mal de standards du blues et testé divers patronymes, la formation prend le nom de The Pink Floyd Sound, puis de Pink Floyd lorsque un nouveau chanteur débarque dans le groupe, un certain Roger Keith Barrett dit Syd Barrett. C'est Syd en effet qui a l'idée d'accoler les prénoms de deux musiciens de jazz, Pinkney Anderson et Floyd Council... Eh oui, ce curieux nom de baptême qu'est Pink Floyd n'a rien à voir avec un quelconque délire post drogues où des flamands roses gambaderaient gentiment dans le ciel, mais bien le produit d'un assemblage malin et somme toute très cérébral. Parce que Pink Floyd est avant tout une fusion de cerveaux , de penseurs très inventifs qui vivent aussi bien la musique avec leurs tripes qu'avec leurs neurones.

Pink Floyd commence à se forger une solide réputation en écumant les clubs londoniens huppés. Syd Barrett se place naturellement comme le leader incontesté du groupe, considéré par tous comme un génie ; c'est lui qui va être à l'origine de la majorité des titres qui composent le magistral premier album des Floyd, « The Piper At The Gates of Down » qui paraît en 1967, après la sortie de deux singles, « Arnold Layne » et « See Emily Play ». Pour beaucoup de spécialistes es rock, cet opus n'est pas seulement le meilleur disque de Pink Floyd, c'est l'un des albums les plus inspirés, les plus créatifs de l'histoire du rock. Ecrites par un Syd au cerveau bien allumé par le LSD, les chansons extraites de « The Piper At The Gates of Down », sont toutes imprégnées de cette folie qui ravage déjà la tête de Barrett, de cette liberté artistique où tout est permis au niveau sonore, brisant les codes devenus étouffants de la pop, explorant de nouveaux chemins ardus aux niveaux des arrangements, de la structure mélodique. « The Piper At The Gates of Down », c'est à la fois l'acmé et la quintessence du psychédélisme.

Pink Floyd avec ce premier album, joue déjà dans la cour des génies ; mais malheureusement, la lune n'est pas la seule à avoir une face sombre : les grands inventeurs de ce monde sont aussi des êtres borderline, toujours sur le fil, hésitant entre la folie pure et la raison salvatrice. Concernant les grands prophètes du rock, la musique est ce fameux conducteur idéal entre les fantômes à moitié barjes qui hantent en souterrain des rêves déjà malades et l'humain encore capable de canaliser la matière géniale sortant d'une guitare, d'une plume, d'une note magique, de façon logique, esthétique et réfléchie... Syd Barrett fait partie de ces êtres éternellement inconstants mais qui réussissent on ne sait comment à donner un sens à leurs hallucinations...Mais voilà, quand on consomme à l'excès moult produits chimiques, on finit par ne plus rien contrôler, et surtout pas les délires grandissant.

Pour Syd, cela commence par une incapacité à tenir un concert et un manche de guitare de bout en bout. Puis peu à peu, l'esprit du chanteur sombre dans l'incohérence la plus totale. La créativité n'est plus canalisée, elle jaillit de part et d'autres sans pouvoir aboutir vers quelque chose de concret. Du coup, Pink Floyd est rejoint par un nouveau chanteur et guitariste, David Gilmour, afin de pallier aux errances artistiques et scéniques de leur leader. Pink Floyd fonctionne ainsi pendant quelques temps, mais Syd est trop mal en point, et finit en 1968 par quitter le groupe pour rejoindre peu de temps après l'hôpital psychiatrique.

En quittant le Floyd pour l'asile, Syd Barrett rentre dans la légende du rock maudit, et exercera pour les décennies à venir une fascination sans pareil auprès de la relève musicale. David Gilmour, qui est un ami de Syd, se sentira quant à lui longtemps coupable de remplacer Barrett et aidera même le génie à réunir ses idées dispersées pour la composition de son album solo. De plus, pour le public, Syd Barrett reste le vrai leader du groupe.

Gilmour réussira cependant à trouver peu à peu sa place, et le groupe nouvelle mouture publie, l'année du départ de Syd, « A Saucerful of Secrets », un second opus qui pose les jalons de ce que l'on appellera ensuite le rock progressif, avec de longues plages d'expérimentations strictement basées sur l'instrumental. En 1969, Pink Floyd sort la double galette « Ummagumma » où l'impro est à l'ordre du jour, et où l'on peut trouver d'une part des titres live du Floyd, et d'autre part, des titres en solo joués par tous les musiciens. Mais ces nouvelles recherches musicales font un bide à sa sortie. Cependant, Pink Floyd n'a pas dit son dernier mot (loin de là !) et en 1970, le groupe édite « Atom Heart Mother », l'un des disques culte du mouvement rock progressif. « Meddle », qui sort en 1971, reste dans la continuité expérimentale et progressive de l'album précédent.

C'est alors que Pink Floyd passe du statut de groupe de rock progressif underground à celui de méga groupe ultra connu avec la parution de « Dark Side of The Moon » en 1973. Dès lors, Pink Floyd cartonne en tête des ventes (et ce pendant plus d'une décennie !!), grâce aux désormais incontournables « Money » et « Time Us And Them », Roger Waters s'est imposé comme le nouvel auteur de génie du groupe. Pendant de nombreuses années, le groupe va fonctionner sur ce modèle en enchaînant les tubes. Deux ans après le succès est toujours au rendez-vous, lorsque paraît « Whish You Were Here ».

Mais si le succès engraisse les rockeurs, il apporte aussi son lot de déceptions et de dérives. Pour Pink Floyd, il n'est pas toujours évident de brancher la guitare dans des grands stades sans se sentir complètement coupé du public. C'est à partir de ce sentiment de rupture entre les fans et le groupe désormais inaccessible que Roger Waters, après «Animals», va commencer à composer « The Wall ». Or, à trop prendre les commandes de la composition des textes comme des mélodies, Waters commencent à en irriter plus d'un.... Toutefois, les tensions internes n'empêchent ni la sortie, ni le triomphe de « The Wall » qui deviendra aussi un film en 1982, réalisé par Alan Parker.

Sauf que le carton phénoménal de « The Wall » rend Waters encore plus sûr de son talent, et ce dernier ne manquera pas de le faire savoir en imposant toujours ses choix en se préoccupant de moins en moins des autres. Excédé, Rick Wright claque la porte du Floyd (enfin, Waters l'y a aussi encouragé...).

Après l'échec de « The Final Cut » sorti en 1983, le groupe sombre dans une ambiance déplorable, Waters poussant à l'extrême sa crise d'ego, considérant qu'il est le seul maître à bord, et que Pink Floyd, c'est lui en fait... Evidemment, Gilmour et Mason ne sont pas d'accord avec cette théorie, et décident au contraire de larguer Waters tout en gardant leur groupe et surtout son nom. Ces disputes se terminent en procès et la justice tranchera en faveur de Mason et Gilmour. Les deux compères publient donc sous le nom de Pink Floyd « A Momentary Lapse of Reson » en 1987, un nouvel opus pour un nouveau départ qui prouve que le Floyd est toujours au sommet de son talent, même sans Roger Waters. Profitant de l'éviction de ce dernier, Rick Wright revient aux commandes des claviers. Parlant de Waters, celui-ci a plus de mal en solo que lorsqu'il officiait au sein des Floyd. Son seul passage remarqué sera un concert à Berlin pour célébrer la chute du mur, histoire de faire revivre « The Wall » encore une fois. Après une absence prolongée, Pink Floyd revient avec « The Division Bell » en 1994 qui séduit les baby boomers comme leurs gamins boutonneux. Les papys du rock planant n'ont pas perdu leur amour du concert longue durée et offrent une fois de plus des spectacles hauts en couleurs. Depuis, on n'entend plus trop parler de Pink Floyd, hormis lors de la sortie d'un live en 2000, « Is There Anybody Out There ? » qui incarne un beau souvenir de la tournée « The Wall », puis d'un best-of en 2001.

Et en 2005, arrive ce que l'on n'espérait plus : le retour de Roger Waters au sein des Floyd le temps d'un concert à l'occasion du Live 8...Simple sursaut de générosité un nouveau tournant pour ce groupe légendaire ? L'histoire du rock n'en a peut-être pas encore fini avec Pink Floyd...


Ne vous en faites pas je mettrais " The Wall " plus loin dans le blog

# Posté le mardi 01 avril 2008 04:47

Modifié le samedi 10 octobre 2009 10:18

Edith Piaf : Milord

Edith Piaf, c'est un peu le symbole de la chanson française dans le monde entier : aux States par exemple, vous dîtes que vous venez de Paris, et on vous demande illico si vous êtes fan d'Edith...Euh, non, elle est quand même morte 25 ans avant votre naissance, alors ce n'est pas que vous la détestez, hein, mais il y a quand même plus actuel...Sauf que dès que vous allumez votre poste de télé et que vous tombez sur une « star'ac » ou autres radio-crochets niaiseux, vous avez toujours une petite midinette qui essaye de « casserrr la voiiix » sur « L'hymne à l'amour »...Et pas une seule de ces starlettes éphémères, non pas une n'arrive à la cheville de la Piaf : elle n'était pas très grande pourtant, la Piaf, mais son talent lui, était immense...«Cet air qui m'obsède jour et nuit, cet air n'est pas né d'aujourd'hui... ».

Piaf c'était à la fois la rue, l'amour, la passion, la générosité, la gouaille, un charisme d'enfer, une voix unique et l'envie d'en découdre, d'arriver au sommet quoiqu'il en coûte. Et puis la Piaf n'était pas seulement une interprète époustouflante, elle était aussi une véritable dénicheuse de talents : grâce à elle, beaucoup d'artistes ont pu avoir leur chance, les hommes notamment, ses amants en particulier, de Montand à Becaud en passant par Moustaki : « Allez venez Milord... ». Mais voilà, le destin n'aime pas trop ces personnages hors du commun, inimitables, irremplaçables, ces êtres de génie qui défient la vie en se fichant de la mort : « Non, rien de rien, non, je ne regrette rien ».... En effet, la plupart de ces artistes d'exception ne font pas de vieux os sur cette planète bien trop terre à terre pour eux. Ainsi, Edith n'avait pas cinquante ans quand elle a passé l'arme à gauche, bouffée par les drogues et l'alcool, rongée par la fatigue, les amours (« Peu m'importe, si tu m'aimes, je me fous du monde entier »), les ruptures, les chagrins (la mort de Marcel Cerdan), la chanson, le spectacle. Mais pour longtemps encore, son nom restera gravé dans toutes les mémoires.

Comme beaucoup d'artistes mythiques, la naissance d'Edith est déjà une légende : selon elle, Edith serait née dans la rue, au 72 rue de Belleville, Paris, sous un lampadaire. Son père est acrobate, et sa mère est chanteuse. Mais il semblerait qu'Edith soit plutôt née à l'hôpital, en ce 19 décembre 1915. A l'époque, la petite s'appelle Edith Gassion, et elle démarre dans la musique en chantant des hymnes populaires dans la rue. A l'âge de 20 ans, elle est repérée par Louis Leplée, propriétaire du cabaret « Le Gerny's », qui lui propose de venir chanter sur sa scène. La voix et la petite taille d'Edith inspireront à Louis le surnom de « Môme Piaf ». C'est sous ce nom qu'elle va commencer à se faire connaître, avant de sortir en 1936, son premier enregistrement, « Les Mômes de la cloche ». Mais Leplée, son protecteur, est assassiné à son domicile, et Piaf doit se trouver un nouveau parrain : ce sera Raymond Asso. Fou amoureux de la chanteuse, Raymond lui propose d'interpréter « Mon légionnaire », déjà chanté par une autre, mais qui sera sublimé par la voix de Piaf. C'est Marguerite Monnot qui a composé la partie musicale de « Mon légionnaire », et qui composera beaucoup d'autres grands succès d'Edith Piaf. Raymond fait ensuite tout son possible pour que Piaf devienne la vedette de l'ABC, salle de concert prestigieuse, où la chanteuse fait alors un tabac en 1937.

Star de la fin des années 1930, Piaf triomphe à Bobino ainsi que dans « Le Bel Indifférent », une pièce que Cocteau en 1940, a spécialement écrit pour elle et son compagnon du moment, l'acteur Paul Meurisse. Elle jouera ensuite avec Paul dans le film « Montmartre sur scène », et c'est sur le tournage de ce long-métrage qu'elle fera la connaissance de Henri Contet, qui deviendra, à l'image de Marguerite Monnot, l'un de ses compositeurs fétiches.

Pendant l'occupation allemande, Edith, qui a définitivement troqué « La Môme Piaf » contre « Edith Piaf », continue à donner des concerts, mais ne cède pas face à l'occupant nazi : elle chante des chansons à double sens, évoquant la résistance sous les traits d'un amant (« Tu es partout »), et protège les artistes juifs menacés par la milice et les allemands. L'été 1944 amène à la Piaf un nouvel amant : Yves Montand, dont elle va propulser la carrière. Puis en 1945, Piaf écrit l'un de ses premiers titres sans l'aide de qui que ce soit : « La vie en rose », désormais un classique. Un an après, la chanteuse rencontre les Compagnons de la Chanson avec qui elle met en boîte le morceau « Les Trois Cloches », qui fait un véritable tabac. Piaf part ensuite avec ses protégés donner des concerts aux Etats Unis pendant l'année 47.

A New York, elle fait la connaissance du boxeur Marcel Cerdan et tombe immédiatement amoureuse de lui. Elle décide alors de lui écrire, avec la complicité de Marguerite Monnot, le fameux « Hymne à l'amour ». Mais Cerdan meurt en 1949 lors d'un crash aérien : Edith est anéantie et essaye d'oublier (en vain) son chagrin en s'immergeant dans le travail. Elle lance Charles Aznavour, qui lui écrira par ailleurs « Jézébel », puis Eddie Constantine en 1951. Mais Piaf accumule les drames, puisqu'elle est victime de deux accidents de voiture. Le second est très grave, et l'on donne à la chanteuse de la morphine pour qu'elle ne souffre pas trop. Sauf que la morphine rend dépendant, et Piaf à partir de ce jour, ne pourra plus s'en passer. Morphine et alcool seront entre autres responsables de la mort prématurée d'Edith.

En 1952, Edith se marie pour la première fois de sa vie avec Jacques Pills, chanteur de son état. A cette époque, un certain Gilbert Becaud accompagne la Piaf au piano pendant sa tournée new-yorkaise. Becaud et Pills lui composent « Je t'ai dans la peau ». A New-York comme à Paris, Edith est une vraie star, triomphant dans toutes les salles où elle passe. En 1956, Piaf chante « Les amants d'un jour » et « L'homme à la moto » à l'Olympia, et un an après, fera connaître à son public « La Foule », titre inspiré d'un chanson sud-américaine, ainsi que « Mon manège à moi ».

Piaf continue par ailleurs à dénicher de nouveaux talents, dont Georges Moustaki, qui lui compose avec la participation de la fidèle Monnot, le célèbre « Milord ». Moustaki est aussi l'un des nombreux amants de Piaf, mais refusera de se soumettre à la tyrannie de la chanteuse. Piaf fait ensuite connaître Charles Dumont qui lui écrit « Non je ne regrette rien ». Puis, Edith Piaf remonte de nouveau sur la scène de l'Olympia, afin de rendre service à Bruno Coquatix, au bord de la faillite. La même année, Edith tombe amoureuse de Theophanis Lamboukas, dit « Sarapo » (surnom trouvé par Edith, et qui veut dire « Je t'aime » en grec), et cherchera une fois de plus à propulser la carrière de son amant. Elle se marie avec Sarapo en 1962, et le couple chantera à Bobino un an après, leur titre phare, « A quoi ça sert l'amour ».

En 1963 Edith Piaf est physiquement détruite, et part se reposer dans le sud, près de Cannes. C'est là bas, à Plascassier qu'elle meurt le 11 octobre 1963, quelques heures avant Jean Cocteau, l'un de ses meilleurs amis.

# Posté le lundi 02 juin 2008 07:03

Modifié le mercredi 29 avril 2009 09:06

Queen : killer queen

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# Posté le lundi 02 juin 2008 07:25

Modifié le samedi 10 octobre 2009 10:05

Depeche Mode- Just Can´t Get Enough

Dans le monde cruel de la musique pop, Il ne fait généralement pas bon de dépasser la quarantaine... Sauf lorsque l'on possède le talent inépuisable d'un groupe comme Depeche Mode, qui a enchaîné 25 ans de carrière sans une seule fausse note (ou presque). Dès sa naissance, ce groupe mythique a révolutionné la musique post-punk en accouchant d'opus magistraux, dont les rythmes industriels et les ambiances dark ont inspiré l'ensemble des musiques électroniques actuelles. Vince Clarke, Martin Lee Gore et Andrew Fletcher se recontrent à la fin des années 1970 au lycée de Basildon, près de Londres. Alors que l'Angleterre vit au rythme déchaîné du punk, les trois amis se réunissent pour concentrer leurs élans créatifs autour d'un instrument encore peu usité : le synthétiseur. C'est armé de claviers et d'un nouveau chanteur, David Gahan, que le groupe prend véritablement forme en posant les jalons d'un genre musical nouveau, "l'électro-pop". Les quatre musiciens se baptisent "Depeche Mode" (en référence à un magazine de mode français), et commencent à tourner dans les pubs et les boîtes. Dans un club londonien, le groupe se fait remarquer par Daniel Miller, fondateur de Mute Records, qui décide de les prendre sous son aile. Le groupe sort en 1981 " Dreaming of Me ", leur premier single, puis "New life", et pour finir " Just Can't Get Enough " qui va déchaîner les foules. C'est grâce à ce hit mondial que le premier album de Depeche Mode, "Speak and Spell ", sorti la même année, connaît un franc succès. Mais Vince Clarke, auteur et compositeur de cet album vit très mal le succès et quitte le groupe. Martin Gore devient donc le cerveau officiel de Depeche Mode et écrit tous les titres des albums à venir. En 1982, le trio recrute un nouveau musicien, Alan Wilder. 1984 est un premier tournant pour Depeche Mode avec la sortie de "Some Great Reward ", où le groupe montre une facette plus provocante que l'époque "Just Can't Get Enough ". Le single "People are People ", tiré de cet album, fait un tabac en Europe et aux Etats Unis. En 1986 sort "Black Celebration ", puis en 1987, paraît " Music for the masses ", dont le nom anticipe déjà sur le triomphe massif de l'album. En 1990, Depeche Mode enregistre "Violator ", l'oeuvre la plus accomplie du groupe, avec notamment le tube "Enjoy the silence ". En 1993, le groupe enregistre "Songs of faith and devotion ", qui sera suivi d'une tournée fastidieuse de 14 mois, épuisant le groupe psychiquement et physiquement. Le chanteur devient alors la star de la rubrique « faits divers ». Drogue, tentatives de suicide, coma, divorce : tous les clichés du rock lui tombe à bras raccourcis. Alan Wilder laisse ensuite tomber Depeche Mode en 1995, et l'on pense que le groupe est fini. Que nenni, puisqu'en 1997 sort "Ultra", un album sombre illustrant cette période difficile. En 2001 paraît "Exciter " qui marque le grand retour de Depeche Mode sur les devants de la scène, avec des chansons plus optimistes. En 2005 , Depeche Mode enregistre "Playing the Angel " où l'on peut découvrir pour la première fois des titres signés par le chanteur Dave Gahan.

# Posté le lundi 02 juin 2008 07:36

Modifié le samedi 10 octobre 2009 10:03

Boite à idées

Si vous voulez voir un artiste (jusque début des années 90') qui vous ferais plaisir de voir sur ce blog mettez le en commentaires de préférence sur cet article

# Posté le lundi 02 juin 2008 07:54

Modifié le mercredi 29 avril 2009 09:07

Niagara - J'ai vu (1990)

Née en 1963, Muriel Moreno, fille de notaire se passionne pour la musique. En 1982, venue faire des études d'Histoire de l'art à Rennes, elle rencontre Daniel Chenevez qui tient les claviers dans de nombreux groupes. Muriel devient chanteuse au sein du groupe « L'Ombre jaune » avec de Daniel Chenevez aux claviers et José Tamarin à la guitare. Les premières chansons sont très synthétiques, limite techno-pop. Au sein d'une scène rennaise très rock, le trio est en porte-à-faux et se démarque par son originalité. Ils font leur premier concert au Paradise puis une apparition aux Transmusicales fin 1982 suivie d'une performance dans la région. Muriel est parallèlement Dj à Rennes tout en continuant ses études et obtient sa maîtrise d'Histoire de l'art.

L'Ombre Jaune devient Niagara (en référence au film d'Henry Hathaway avec Marilyn Monroe) et propose ses chansons au jury rennais de « Coups de talents dans l'hexagone », une opération du ministère de la Culture qui permet de financer l'enregistrement de jeunes artistes. Ils enregistrent leur premier single, signent chez Polydor et Tchiki Boum sort en septembre 1985. Les médias accrochent immédiatement. Avec cette chanson au charme exotique et sensuel, les Niagara trouvent le succès qui ne les quittera plus jusqu'à leur séparation et font une tournée des clubs. José Tamarin quitte le groupe. L'amour à la plage, leur 2 single sort en mai 1986 et devient l'un des tubes de cet été-là (avec entre autres le Démons de minuit du groupe Images et le Ville de lumière de Gold). Le duo fatigué de passer sa vie dans le train, vient s'installer à Paris. En octobre 1986, le single Je dois m'en aller confirme un talent ensoleillé par une belle maîtrise de la composition et installe Muriel dans un rôle qui finira par lui peser, celui d'une femme sexy à la Barbarella. Le premier album Encore un dernier baiser sort en novembre 1986. On y retrouve une pop un rien insouciante acidulée par des rythmes afro-cubains, funky ou jazzy. Le public adore, les Niagara alignent les succès avec la sortie de Quand la ville dort et font l'Olympia au printemps 1987 lors de leur première véritable tournée française.

L'album Quel Enfer ! arrive en avril 1988. Leur évolution musicale s'oriente vers un style plus rock. Muriel se présente sous un nouveau look avec une chevelure rouge flamboyant et aborde de nombreux chapeaux extravagants. L'album obtient un grand succès. Assez !, Soleil d'hiver et Flammes de l'Enfer trônent dans le Top 50. C'est donc avec le vent en poupe que Niagara part en tournée en 1989 et visite plusieurs pays dont le Maroc, la Tunisie, le Canada et les États-Unis (New York et Chicago).

Puis ils enchaînent la préparation d'un nouvel album. Religion, sort en avril 1990. Là plus de doute, on sait que Niagara est un groupe rock. Religion est dominé par les guitares et la voix de Muriel y est rageuse et agressive. J'ai vu, Pendant que les champs brûlent, Psychotrope et La vie est peut être belle s'imposent en ce début de décennie, même si leur succès est moins marqué que pour les précédents singles du groupe. Et Niagara repart sur la route pour un « Religion Tour ». Avec un show à la hauteur de leur perfectionnisme, la tournée est un véritable succès.

Ils réussissent un coup de maître en étant le premier groupe français à se faire sponsoriser par MTV Europe. La chaîne de télévision a toujours adoré les vidéos de Niagara et ne s'est pas privé de les faire découvrir.

Muriel commence à sentir la fatigue, les Niagara produisent un nouvel album tous les deux ans, enchaînent répétitions, tournage de clips, promotion, concerts et ce rythme d'enfer devient difficile à soutenir pour elle.

En 1992, le duo retourne pourtant en studio. La Vérité, qui sort simultanément dans toute l'Europe, est la plus grosse production de Niagara. La fin des étoiles est mélodique, Un million d'année s'habille seventies alors que Le Minotaure se laisse aller à des tentations bluesy. La vision noire et apocalyptique du monde est résolument éloignée de celle à l'ironie joyeuse des débuts. Puis le rythme des tournées épuisantes reprend pour un temps. Niagara est en Suède quand Muriel devient totalement aphone. Le reste de la tournée européenne est annulée. Elle redémarre quelques semaines plus tard en France pour se terminer à Montréal devant un public enthousiaste de cinq mille personnes. De retour dans le sud de la France, ils donnent encore un dernier concert. Personne à l'époque, pas même Daniel, ne sait alors qu'il s'agit de l'ultime concert de Niagara. Il faut dire aussi que cet album ne rencontre pas vraiment le succès escompté, aucun de ses extraits ne rentrent au Top 50, et cela n'est pas étranger à la fin du groupe.

Ceci se rajoute au fait que Muriel, fatiguée, déprimée et lasse, ne supporte plus la pression. Elle décide d'arrêter. Niagara n'est plus. Ainsi se conclut la brillante carrière d'un groupe ayant réussi dans tous les domaines. Chacun de leurs albums est une photographie musicale et personnelle, à des moments bien précis, de ce que fut l'entité Niagara.

# Posté le jeudi 03 juillet 2008 07:23

Modifié le mercredi 29 avril 2009 09:08

Joan jett - I Love Rock and Roll"

Joan Marie Larkin dite Joan Jett est une chanteuse de rock américaine née à Philadelphie le . Elle est surtout connue pour sa reprise du titre I Love Rock 'n' Roll (titre des Arrows sorti en 1976) en 1982, dont elle a fait un hit international.

Débuts
Elle déménage jeune pour Hollywood en Californie, où elle se fait remarquer dans les années 1970 comme guitariste et principal compositeur du groupe glam rock féminin The Runaways qui connut brièvement le succès avec le hit "Cherry Bomb". Elle en assura également le chant au départ de la chanteuse Cherie Curie. Curieusement, le groupe marcha un peu partout dans le monde (et surtout au Japon), mais pas aux États-Unis. Aujourd'hui, elle est surtout célèbre en tant que pionnier du rock féminin, pour avoir ouvert la voie à de nombreuses autres formations.

La période Blackhearts
Après la séparation des Runaways en 1980, Joan Jett produit un album du groupe de punk rock de Los Angeles The Germs, puis se lance dans une carrière solo. Face à la difficulté à trouver une maison de disques, Joan et son manager Kenny Laguna réagissent en créant la leur baptisée Blackhearts Records. Elle peut enfin enregistrer avec son nouveau groupe Joan Jett and the Blackhearts. Le clip du morceau "Bad Reputation" raconte les déboires de Joan avec les maisons de disques.

Avec les Blackhearts, elle se classe à plusieurs reprises aux premières places hit-parades internationaux, avec des morceaux qui pour la plupart sont des reprises. Le célèbre "I Love Rock'n'Roll", n°1 aux États-Unis et un peu partout dans le monde en 1982, est d'ailleurs une reprise du groupe The Arrows. Citons comme autres grands succès (tous des reprises) "Crimson and Clover " de Tommy James, "Do You Wanna Touch Me" de Gary Glitter, "Dirty Deeds Done Dirt Cheap" d'AC/DC ou le chant de Noël américain "The Little Drummer Boy".

Après les années 1980
Après une longue période de repos à partir de 1983, Joan revient sur le devant de la scène en 1989 avec les singles I Hate Myself For Loving You et Little Liar et surtout avec la réédition de I Love Rock'n'Roll.

Durant les années 90, Joan intensifie ses activités de productrice, notamment pour les groupes Circus Lupus, Bikini Kill ou Bratmobile tout en continuant à enregistrer des disques.


# Posté le jeudi 03 juillet 2008 10:25

Modifié le mercredi 29 avril 2009 09:08

Charles Aznanour - Emmenez-moi

Charles Aznavour fait partie de ces artistes increvables qui continuent à cartonner à plus de 80 ans. Grand nom de la variet' made in France, il a non seulement conquis Paris et campé en haut de l'affiche pendant des décennies, mais il a su aussi se faire un nom dans le monde entier (notamment aux States), séduisant toutes les générations avec des classiques repris en choeur dans les soirées karaoké comme au coin d'un feu. De « La Bohèmmeuh » à « Désormais», en passant par «Emmenez-moi », Aznavour a marqué l'histoire de la chanson française et n'est pas près de se faire oublier.

Charles Aznavour est né sous le nom de Chahnour Varinag Aznavourian à Paris, le 22 mai 1924. Son père Micha, et sa mère Knar, venus d'Arménie, attendaient de pouvoir émigrer aux Etats Unis. Mais finalement, ils vont poser leurs bagages dans la capitale hexagonale, où ils ouvrent un restaurant arménien. Chaque soir, Micha chante pour ses clients, des acteurs et musiciens pour la plupart d'entre eux. Charles grandit dans cet environnement artistique, entre son père mélomane et sa mère actrice, et s'inscrit à l'âge de 9 ans à l'école du Spectacle. Charles commence progressivement à se faire remarquer dans le milieu du cinéma et du théâtre, mais lorsque son père s'engage en 1939 pour combattre l'armée allemande, le jeune homme doit mettre ses projets entre parenthèses pour subvenir aux besoins de la famille.

Deux ans après le départ de Micha à la guerre, Charles fait la connaissance de Pierre Roche, auteur et compositeur de son état, et tous deux décident de jouer en duo, tournant dans les cabarets parisiens où ils sont particulièrement appréciés. Mais c'est en 1946 qu'Aznavour va véritablement lancer sa carrière, lorsqu'il rencontre Edith Piaf. Celle-ci permet à Charles et à son complice de se faire une place dans le milieu musical et de partir jouer aux Etats Unis, puis au Québec, où le duo fait fureur. En 1952, Aznavour est de retour en France sans son compère, qui a décidé de rester vivre aux States. Seul, Aznavour a du mal à percer, mais il est plutôt doué dès lors qu'il s'agit d'écrire pour les autres, de Gréco à Mistinguett en passant par Edith Piaf (le superbe « Jezebel » est une des compositions d'Aznavour pour la grande Piaf). Au cours des années 1950, Aznavour va toutefois réussir à s'imposer en tant qu'artiste à part entière, sur scène comme sur les ondes.

Par ailleurs, Charles n'a pas délaissé son rêve d'enfant, celui de devenir acteur. A la fin des 50's, il joue dans Les dragueurs de Mocky, puis dans La tête contre les murs de Franju. Mais c'est son rôle dans Tirez sur le pianiste de François Truffaut qui va permettre à Aznavour de devenir une superstar. En effet, le film de Truffaut fait un tabac aux USA, et Aznavour est alors convié au célèbre music-hall de New York, le Carnégie-Hall. Charles Aznavour jouera ensuite dans le monde entier, remportant un succès phénoménal.

Dans les années 1960, Aznavour a toujours la côte, enchaînant tubes sur tubes, de « Je m'voyais déjà » (1960) à « Hier encore » (1964) en passant par « La Bohème » (1966) ou encore « La Mamma » (1963), et continuant parallèlement à faire l'acteur dans moult films. De retour en France en 1965, il crée la comédie musicale Monsieur Carnaval, d'où est extraite « La Bohème », chanson nostalgique aujourd'hui culte. Infatigable, Aznavour ne cesse de se produire sur scène, pour le plus grand bonheur de ses fans qui se comptent par millions. La décennie suivante, Aznavour va la passer aux Etats Unis où il est parti s'installer, tout en continuant à cartonner sur les ondes avec notamment les classiques « Comme ils disent », « Mourir d'aimer » (thème du film du même nom, primé à Venise en 1971), « Les plaisirs démodés », « Ils sont tombés » (composé en 1975 pour symboliser le soixantième anniversaire du génocide arménien) , et à écumer les salles de concerts de toute la planète. Au cinéma, on retrouve Aznavour dans le film de Claude Chabrol Folies bourgeoises (1975), puis dans Le Tambour de Volker Schloendorff (1979).

Les années 1980 sont le temps des rééditions des anciens titres, des tournées à succès (une fois de plus), mais aussi du tremblement de terre en Arménie. Très touché par cette catastrophe, Aznavour va concentrer toute son énergie pour aider le peuple arménien, en créant notamment la fondation « Aznavour pour l'Arménie ». De plus, Aznavour et Henri Verneuil mobilisent acteurs et musiciens pour chanter le titre « Pour toi Arménie ». En 1990, Aznavour est de nouveau présent au cinéma, mais aussi dans les librairies avec Des mots à l'affiche où l'on peut retrouver les plus grands textes de l'artiste. Au milieu des années 1990, le chanteur réédite avec le label EMI, l'intégralité de ses morceaux, et en 1996, on peut découvrir dans les bacs un coffret de 30 disques résumant toute la carrière d'Aznavour. Un an plus tard, Aznavour sort Plus bleu, un nouvel opus studio contenant un duo (« Plus bleu », comme l'album) avec Edith Piaf, ressuscitée artificiellement pour l'occasion. A la fin des 90's, Aznavour est de retour sur scène, malgré ses ennuis de santé, et fait sensation à New York, comme à chaque fois qu'il joue aux States. Après la sortie d'un album sous influences jazz, « Jazznavour », Aznavour part en tournée d'adieu qui s'étale sur plus d'un an, décidé ensuite à quitter la scène pour toujours, son âge et ses problèmes de santé ne lui permettant pas de continuer à écumer les salles comme autrefois.

En 2000, Aznavour réapparaît en version studio avec l'album Aznavour 2000 et entame une ultime tournée, la der des der cette fois. Aznavour a peut-être décidé de mettre un frein aux concerts, mais il ne plaque pas tout pour autant : ainsi, le chanteur s'engage contre l'extrême droite pendant l'entre deux tours des présidentielles de 2002, puis campe un rôle dans Ararat, un film d'Atom Egoyan sur le génocide arménien. En 2003, Aznavour sort l'album Je voyage et la même année, publie Le temps des avants, où il raconte sa vie pleine de rebondissements, de succès, de rencontres, de mariages et d'enfants à la pelle, de concerts et tournées triomphantes. Toujours très créatif, Aznavour sort presque un album tous les deux ans. Insolitement vôtre en 2005, puis un autre en 2007 intitulé Colore ma vie...

En 2008, la comédie musicale Je m'voyais déjà reprend ses chansons pour raconter la vie, les tourments et les espoirs de six jeunes artistes à la recherche du succès et bien décidés à monter sur scène. Ce sera chose faite puisque le spectacle est produit sur la scène du théâtre du gymnase à Paris d'octobre 2008 à janvier 2009 avec Jonatan Cerrada, Diane Tell, Pablo Villafranca et d'autres jeunes artistes.

# Posté le jeudi 03 juillet 2008 10:35

Modifié le mercredi 29 avril 2009 09:09

Hugues Aufrey - Santiano (1967)

Hugues Aufray (né Hugues Auffray, le 18 août 1929 à Neuilly-sur-Seine) est un chanteur français. Souvent poétiques, ses chansons évoquent les voyages, l'amitié, la fraternité, la tolérance. Il est le frère de l'actrice Pascale Audret (1936-2000).

Biographie
Après trois années passées à Madrid où habitait son père, Aufray gagne la France et commence à chanter en espagnol, puis très vite interprète les chansons de Félix Leclerc, Georges Brassens, Serge Gainsbourg, etc. Gagnant du concours Les Numéros 1 de Demain, il est remarqué par Eddie Barclay qui lui fait enregistrer son premier disque en 1959.

Auteur de nombreuses chansons dont il réalise parfois les arrangements ou la musique, il en co-signera beaucoup avec les paroliers Vline Buggy et Pierre Delanoë, mais aussi Jacques Plante, Claude Morgan, etc. Hugues Aufray puise également son répertoire dans le folklore espagnol, anglo-saxons et latino-américain, ainsi que dans le blues et le rock. Il travailla également avec de nombreux compositeurs, tels que Jean-Pierre Sabar, Georges Augier de Moussac, Guy Magenta etc.

En 1964, Hugues Aufray représente le Luxembourg au concours Eurovision de la Chanson ; il se classe 4e avec sa chanson "Dès que le printemps revient".

Ses chansons font partie du patrimoine culturel français, on les retrouve dans de nombreux carnets de chants et elles sont enseignées dans les écoles. Certaines sont parmi les plus connues des chansons françaises, comme Stewball ou Santiano, adaptée d'un chant de marins américain.

Il fut le premier Français à découvrir Bob Dylan et à en adapter les chansons. Les traductions de textes anglo-saxons, notamment ceux de Bob Dylan, édulcorent souvent la crudité du texte original. Les arrangements musicaux qui font la part belle à la guitare acoustique dénotent une influence du folk américain.

Il partage sa vie entre sa maison aux alentours de Paris et sa ferme de l'Ardèche. Passionné d'équitation il créa des spectacles équestres (les Cavaliers sans frontières), des stages d'équitation pour enfants et un ranch dans les Alpes. Il s'est beaucoup intéressé aussi à la voile et consacre une partie de son répertoire à la mer et aux marins.


P.S : Sorry mais j'ai pas trouvé mieux et c'est pas faute d'avoir cherché

# Posté le jeudi 03 juillet 2008 10:39

Modifié le mercredi 29 avril 2009 09:09