Daniel balavoine - Vivre ou survivre

Il avait le profil type du jeune rebelle, avec ses cheveux en bataille et son look d'éternel adolescent. Personne n'a oublié sa prise de bec avec l'ancien Président François Mitterrand sur les plateaux de la télévision. C'est que Daniel Balavoine n'avait pas sa langue dans sa poche. "Un homme qui, en 1986, meurt encore de faim est une insulte à soi-même et à l'humanité tout entière." nous disait-il peu avant sa mort tragique.

Derrière l'homme public et les coups de gueule, il y avait le chanteur, qui, comme beaucoup d'autres, a pas mal galéré avant de s'imposer comme une star à part entière de la chanson française.

La Révolution française
Né en 1952, il démarre sa vie d'artiste avec le groupe Présence au début des années 70. Il participe ensuite à la "Révolution française", comédie musicale montée au Palais des Sports. D'aucun y verront sans doute un signe avant-coureur de ses futurs combats.

Remarqué grâce à sa voix de cristal, il décroche un premier contrat avec Barclay. Résultat: deux albums, De vous à elle en passant par moi et Les aventures de Simon et Gunther Stein, dont le succès est pour le moins mitigé.

Le chanteur
Passablement découragé, il poursuit cependant l'aventure en 1978 avec un troisième opus, Le chanteur. C'est le succès ! La chanson (Je me présente, je m'appelle Henri...) qui donne son nom à l'album cartonne dans les hit-parades et le révèle enfin au grand public.

Une bonne nouvelle ne vient jamais seule: Michel Berger le contacte et lui demande d'interpréter Johnny Rockfort dans l'opéra rock Starmania. A partir de cet instant, la popularité de Daniel Balavoine ira crescendo.

Un autre monde
En 1980, c'est l'apothéose avec une tournée à l'Olympia et la sortie de son album Un autre monde. Deux ans plus tard, il nous revient avec Vendeurs de larmes grâce auquel il reçoit le prix Diamant de la chanson française.

Paris-Dakar
Il participe en 1983 pour la première fois au rallye Paris-Dakar et s'investit de plus en plus dans l'humanitaire. Cela se reflète aussi à travers son oeuvre: Loin des yeux de l'Occident, son album suivant, où ses prises de position contre le racisme et la misère s'affichent de plus en plus clairement.

Prolongement de sa révolte: il prend part en 1985 à plusieurs concerts humanitaires, notamment le Band Aid et le concert pour l'Ethiopie, et reçoit le prix Sos Racisme pour sa chanson L'Aziza. L'année 1985 voit aussi aussi la parution de son dernier album: Sauver l'Amour.

L'accident
Début 86, il repart sur la route du Paris-Dakar pour aider les populations locales. Le 14 janvier, il monte à bord de l'hélicoptère de Thierry Sabine. Pris dans une tempête de sable, l'appareil s'écrase au sol. Il n'y a aucun survivant.

Trop tôt disparu, Daniel Balavoine nous laissera le souvenir d'un artiste engagé et éminemment populaire, n'hésitant jamais à nager à contre-courant pour dénoncer les injustices de son temps.

# Posté le mardi 04 décembre 2007 08:07

Modifié le samedi 10 octobre 2009 11:12

Michel Polnareff - Lettre a France

Michel Polnareff naît à Nérac, dans le Lot-et-Garonne, le 3 juillet 1944. Sa mère, Simone Lane, est une ancienne danseuse, et son père, Leib Polnareff, est connu sous le nom de Léo Poll, et a notamment écrit pour Edith Piaf et les Compagnons de la chanson. Autant dire que la fibre artistique du petit Michel ne demande qu'à s'exprimer.

Très tôt, la famille Polnareff regagne Paris. Dès l'âge de cinq ans, Michel apprend le piano, et la musique occupe sa vie. Il est un élève brillant et décroche à onze ans, un premier prix de solfège au conservatoire de Paris. Il apprend alors la guitare, et après son bac et son service militaire à Montluçon, puis une très courte expérience professionnelle dans les assurances, il préfère prendre son instrument pour jouer dans la rue.

Les premiers succès
En 1965, il décroche le prix Disco Revue à la Locomotive à Paris. Cette victoire lui permet d'enregistrer un disque chez Barclay, mais à contre-courant des jeunes chanteurs débutants, Polnareff refuse cette formidable opportunité !

C'est Lucien Morisse, dirigeant alors Europe 1, qui le fait signer chez AZ. Pour son premier disque, La poupée qui fait non, Polnareff obtient un succès inattendu. Dès sa sortie en 1966, le titre est un tube.

Il enchaîne avec Love me please love me, et se démarque vraiment de la production musicale de ces années 1966-1967. Son style nouveau, très musical, oeuvre d'un grand compositeur et d'un personnage atypique, traverse les frontières et dès ses premiers morceaux, Polnareff se classe dans les charts européens, de l'Angleterre à l'Allemagne.

Un personnage atypique
Le style Polnareff envoûte, mais le chanteur sait aussi jouer avec son image: lunettes noires, pantalons moulants, provocations ambiguës, Polnareff défraie la chronique musicale et journalistique.

Son titre L'amour avec toi est interdit d'antenne avant 22 heures pour pornographie, et on prête au jeune chanteur de nombreuses conquêtes féminines. Dès 1969, Michel explose: tournées, Olympia, musique de film, tubes après tubes, on ne parle que de lui, et il est la cible des médisants.

En 1970, il est même agressé sur scène. Cet évènement tragique le pousse à bout. En septembre de la même année, son complice et ami Lucien Morisse se suicide. C'en est trop pour un Polnareff fragilisé par le succès, les médias et le travail.

Dépressions et éloignements
Après une cure de sommeil en région parisienne, et de longs mois de repos et d'isolement, Polnareff reprend petit à petit le chemin de la scène et des studios. L'écriture de la musique de la "Folie des Grandeurs" de Gérard Oury le relance.

Grâce au sport, sa santé et son moral s'améliorent. Mais pas sa vue: ses yeux fragiles et sa myopie l'obligent à protéger sans cesse son regard. Les ennuis ne vont pas s'arrêter là.

En 1972, l'affiche de son prochain spectacle Polnarévolution le représente fesses nues. Ce scandale, bien que bénéfique commercialement, lui apporte à nouveau interdictions et procès.

Puis au retour d'une tournée mondiale, qui le mène du Japon à la Polynésie, il apprend que son homme de "confiance", Bernard Seneau, chargé de gérer sa fortune, l'a trompé. Il ne reste plus un sou dans les caisses de Polnareff, et le manager indélicat s'est volatilisé avec plusieurs millions.

Contraint de rembourser des sommes qu'il ne possède plus, écrasé par la mort de sa mère, Polnareff n'en peut plus. Début 1973, il quitte la France pour les Etats-Unis, où il vit anonyme, reposé.

Polnareff made in USA
Puis en 1975, son titre Jesus for tonight rentre dans le Billboard américain. Mais le succès aux Etats-Unis n'est pas aussi pesant qu'en France. De plus, Polnareff dispose là-bas d'une technologie développée et de musiciens hors pair. Il se découvre ainsi une passion pour l'informatique.

Une tournée en 1975 le mènera aux portes de la France (où il était interdit de séjour), en Belgique. Les fans se déplacent par milliers pour le voir chanter. S'il revient en France en 1978, c'est uniquement pour se présenter au tribunal...

Cet exil forcé ne l'empêche pas d'écrire et de composer. Ses albums connaissent des succès divers. C'est surtout Bulles en 1981 qui lui prouve que le public français ne l'oublie pas.

Retour en France
Retour surprise en 1989. Sans aucune promotion, Goodbye Marylou envahit les ondes radio et fait un triomphe. Pendant un an et demi, Polnareff s'enferme au Royal Monceau à Paris et y enregistre, entouré d'amis et d'alcool, Kama Sutra, qui sort en février 1990 et marque le vrai retour de Polnareff.

Un retour accompagné de la gloire d'antan et de ses mauvais côtés. Les photographes l'épient, les rumeurs courent sur sa santé, d'autant plus qu'il se décide enfin à se faire opérer des yeux pour éviter une cécité irrémédiable.

Lassé, il reprend la route des USA en 1995, s'installe dans un hôtel et y prépare son retour sur scène au Roxy (dont est issu le fameux album Live at the Roxy).

De mystères en absences, de rumeurs en albums surprises, Polnareff est sans doute l'artiste qui a pu le mieux préserver son univers en renonçant à la célébrité.

Homme de l'ombre, à l'instar d'un Gérard Manset, il n'en est pas moins un compositeur de génie, toujours au-dessus des modes et des courants, et dont chaque album est un évènement musical.

# Posté le mardi 04 décembre 2007 08:13

Modifié le samedi 10 octobre 2009 11:08

Boney M - Daddy cool

Concept lucratif développé par le producteur allemand Frank Farian, Boney M apparaît en 1976 avec le titre 'Baby do you wanna bump ?', qui marche très fort aux Pays Bas et en Belgique. Soucieux de personnifier ce succès, l'homme regroupe alors quatre chanteurs antillais et jamaïcains, Bobby Farrell, Marcia Barrett, Liz Mitchell et Maizie Williams. Dans la foulée, la formation signe son premier album, 'Take the Heat off me' et connaît la gloire dès 1977 avec le désormais culte 'Daddy Cool'. Les tubes - 'Rivers of Babylon', 'Ma Baker', 'Rasputin'. .. - s'enchaînent, comme les albums - 'Nightlife to Venus', 'Kalimba de Luna', 1985... Puis ce sont les compilations qui se multiplient, assurant au groupe un succès des plus durables. Avec près de 50 millions de disques vendus durant la vague disco, ont peut dire qu'avec Boney M, Frank Farian a enfanté de la poule aux oeufs d'or.

# Posté le mardi 04 décembre 2007 08:21

Modifié le samedi 10 octobre 2009 11:05

Indochine - L' aventurier

L'aventure du groupe Indochine commence en mai 81. Dominique Nicolas, fils de bonne famille comme le sont ses trois autres futurs compères, découvre la musique sur le tard, après s'être beaucoup investi dans le sport mécanique, version moto. C'est en fréquentant le Gibus, célèbre club parisien qu'il découvre l'univers de la scène et des groupes amateurs, alors que le mouvement punk touche à sa fin. Il commence lui aussi à se produire parmi quelques formations dont il change souvent, avec juste une guitare ou une boîte à rythmes. C'est en répondant à une petite annonce recherchant un guitariste qu'il rencontre Nicola Sirkis. Les deux jeunes gens qui ont alors tout juste 20 ans, s'associent et concoctent une maquette sur laquelle on trouve le titre "l'Aventurier".

Pour convaincre les maisons de disques, il leurs faut se produire sur scène. Pour leur premier concert, ils recrutent en catastrophe le frère jumeau de Nicola, Stéphane qui assure la partie clavier alors qu'il n'est que débutant. Il en va de même pour la dernière recrue, Dimitri Bodiansky, ami de Nicola, qui commence juste à apprendre le saxophone. C'est donc avec cette formation de fortune qu'Indochine voit officiellement le jour le 29 septembre 81 au Rose Bonbon, pour un concert mémorable parce que triomphal. En effet, le groupe produit une musique simple mais efficace, entre l'univers du rock et celui de la bande dessinée qui plaît beaucoup au public présent, amateur de nouveauté et de modernité.

Premiers disques


C'est quelques semaines plus tard, le 20 novembre que le groupe signe un premier contrat avec une maison de disques. En février 82, sort donc le premier 45 tours "Dizzidence politik", qui connaît un succès d'estime. En avril, Indochine assure les premières parties de Taxi Girl, le groupe phare du moment. En septembre, sort "l'Aventurier", mini-album de 6 titres qui va se vendre à quelques 250.000 exemplaires. Le simple du même nom atteint les sommets des hit-parades pendant l'été 83. Cette musique dansante et résolument jeune attire le plus grand nombre.

Décidés à profiter de la brèche qu'ils viennent d'ouvrir, les quatre membres d'Indochine se remettent au travail juste après avoir reçu le Bus d'Acier 83, récompense française décernée par la critique rock.

Si le nom du groupe vient sans doute de quelques accords de guitare "exotiques" datant de leurs débuts, Indochine finit par puiser l'inspiration, au moins au niveau des textes, dans ce que l'on pourrait appeler la "sphère asiatique". Pour preuve, le nom des titres du second album intitulé fort à propos "le Péril jaune" : "la Sécheresse du Mékong", "Okinawa", "Shanghai", etc. Les deux simples extraits de cet opus "Kao Bang" et "Miss Paramount" font à nouveau danser la France juvénile, développant au passage une fantastique "indo-mania".

Quatre garçons dans le vent


En fait, il faut attendre l'album suivant et son formidable succès pour se rendre compte de la place du groupe dans le paysage musical français. C'est avec "3" en 85 qu'Indochine "explose". D'aucuns disent que c'est un chef-d'½uvre, symbole d'une génération entière avec de nombreux titres forts comme "Canary Bay", "Tes yeux noirs" (Serge Gainsbourg en tourne le vidéo clip), "Trois nuits par semaine", "3ème sexe", d'autres se demandent encore si Nicola et ses acolytes sont de véritables musiciens ou des bidouilleurs chanceux. Mais les résultats des ventes sont là : le nombre d'exemplaires de l'album (on ne compte pas les 45 tours) avoisinent les 800.000. A partir de janvier 86, Indochine part en tournée à travers la France, avec une escale triomphale à Paris au Zénith du 24 au 27 mars et s'exporte aussi vers la Scandinavie où les jeunes filles s'enthousiasment pour ces quatre garçons dans le vent. Ils se retrouvent même n°1 du hit suédois. Un album live enregistré à Paris sort en octobre. De quoi leur faire tourner la tête.

Pourtant le groupe se remet au travail et retourne en studio dès février 87. Plus obscur que les précédents, l'album "7000 danses" sort en septembre, précédé par un simple "les Tsars". Débarrassé de la panoplie du "péril jaune", Indochine subit les assauts médiatiques de certains critiques rock qui devant leur énorme succès, ont du mal à voir en eux autre chose qu'un clone du groupe anglais Cure même si leur musique n'a rien à voir ! La rançon de la gloire est parfois terrible. Même si cet album marche moins bien que le précédent, cela n'empêche pas le groupe de faire sa rentrée à Paris en mars 88 au Zénith pour quatre concerts sold out. Ils se produisent aussi à Montréal au Québec devant 5000 personnes et triomphent le temps d'une tournée, au Pérou devant 45.000 personnes !

Plus que trois


Pris dans une routine difficile à éviter après plusieurs années de studios et de routes, le quatuor devient trio après la défection de Dimitri pour cause de paternité et sans doute d'un peu de ras-le-bol. Si le groupe accuse un peu le coup après ce départ, il trouve pourtant plus facile de travailler en trio. Après une période de repos qui leur permet à tous de se ressourcer, le groupe entre une nouvelle fois en studio de juillet à novembre 89. Pour la première fois, des musiciens extérieurs apportent leur participation : Martin Hanlin, batteur du groupe écossais Silencers, Mahmoud Tabrizzi Zadeh, musicien iranien et deux musiciens classiques. Au début de l'année suivante sort donc "le Baiser", nouvel album qui symbolise aux yeux de ses auteurs l'entrée dans les années 90. Reflet de leur vécu des deux dernières années, il semble être le plus personnel de leur production. Un simple en est extrait intitulé "Des fleurs pour Salinger" (en référence à l'écrivain américain). Sans tournée, l'album se vendra tout de même à 300.000 exemplaires.

Leurs dix ans d'existence se fêtent avec la sortie d'une compilation (sur laquelle figure un inédit), le "Birthday album" vendue à travers l'Europe entière, ravivant au passage l'"indo-mania". Plus de 600.000 exemplaires sont écoulés faisant taire les quelques-uns qui pensaient que le groupe était "fini". D'ailleurs la tournée qui suit en 92 est un véritable succès. L'Olympia où ils se produisent le 16 juin est sold-out. Une nouvelle génération de fans d'Indochine apparaît, beaucoup plus jeune, ado comme le public originel.

Après une escapade en solo ("Dans la lune" 92), Nicola retrouve ses deux autres acolytes et Indochine entre à nouveau en studio à Miraval durant l'été 93. "Un jour dans notre vie" et le simple "Savoure le rouge" ne connaît pas le triomphe que l'on espérait. Mais les fans sont toujours là et une tournée est organisée qui passe à l'Olympia les 13 et 14 mai 94.

Les temps changent


Le paysage musical français a beaucoup changé depuis leur début et les trois garçons d'Indochine se demandent maintenant s'ils y ont encore leur place. Dominique décide de partir et de se consacrer à d'autres projets. Les deux jumeaux restent alors seuls en lice avec l'ostensible soutien de leurs fans. Ils partent à la recherche d'un guitariste. Nicola rencontre Alexandre Azaria, ex-Cri de la Mouche. Le courant passe très bien. A la fin de l'année 95, le groupe signe un contrat pour trois albums avec BMG. Après la sortie d'une compilation en février 96, "Unita" et d'un simple inédit "Kissing my song", un nouvel opus baptisé "Wax" (cire en anglais) sort à la fin de l'année avec un passage au Casino de Paris le 16 décembre. Après avoir flirté avec le look de Cure, Indochine semble dorénavant inspiré par l'univers de la "brit pop" de Blur ou d'Oasis. En 97, le groupe tourne en dehors des frontières hexagonales (notamment en Belgique), sort un double CD "Indo live" (enregistré à Bruxelles) et se produit à la Cigale à Paris le 11 octobre.

Décidés à continuer l'aventure, les deux frères signent en fait un nouveau contrat d'enregistrement avec Double T Music France, filiale française d'une société belge et entrent en studio début 99. Malheureusement, Stéphane meurt brutalement à 39 ans le 27 février laissant Nicola seul avec ce nouveau projet. Projet qui prend corps avec la sortie en août de "Danceteria" et du simple "Juste toi et moi". Avec un nouveau groupe, il prépare une tournée. Et même s'il est désormais le seul rescapé de la formation initiale, il songe célébrer les vingt ans de carrière du groupe (en 2001) avec un album de reprises symphoniques ou des remixes de leurs tubes.

En octobre 2000, Nicola entame seul une tournée acoustique qu'il nomme "Nuit intime avec Indochine". Ce périple de 25 dates donnera lieu à un album live début 2001, "Nuits intimes". Ce disque présente le "groupe" sous un jour nouveau, plus mature, moins rock. La tournée se termine à la Cigale en janvier 2001. Dès le printemps suivant, Indochine commence à travailler sur leur nouvel album prévu pour 2002.

2002 : "Paradize"

Effectivement, en mars, Nicola alias Indochine à lui seul, sort "Paradize". Comme pour compenser les défections volontaires ou accidentelles de ses anciens collègues, il convie plusieurs artistes de renom : l'ex-bassiste des Smashing Pumpkins, Melissa Auf Der Maur, Gérard Manset, Jean-Louis Murat, le groupe Mickey 3D, les écrivains Camille Laurens et Ann Scott. Il retrouve ainsi le travail collectif qu'il apprécie tellement. Cela donne une ½uvre très rock, version punk, avec un son brut qui signifie sans doute qu'Indochine ne veut pas se laisser aller à la facilité. Le premier simple issu de l'album s'intitule "J'ai demandé à la lune". A la suite de la sortie de l'album, Nicola se lance directement dans une tournée et se produit le 11 avril sur la scène de l'Olympia à Paris, complet plusieurs jours à l'avance.

Alors que l'album atteint quatre mois après sa sortie les 300.000 exemplaires écoulés, Indochine qui participe pendant l'été à plusieurs festivals sort un second simple intitulé "Mao boy". Ce titre est par ailleurs remixé de façon inattendue par le duo montpelliérain de musique électronique, Rinôçérose.

Indochine toujours en tournée, le groupe est sacré meilleur groupe français lors de l'édition 2002 des MTV Europe Music Awards organisés à Barcelone en Espagne le 14 novembre 2002. L'album "Paradize" s'est vendu à plus de 1 million d'exemplaires, un des plus beau succès de l'année en France. Les 15 et 16 novembre, le groupe se produit à guichets fermés au Zénith à Paris.


Au final, l'année 2002 aura été pour Indochine un marathon de concerts. Plus de cinquante dates à guichets fermés en France mais aussi dans d'autres pays francophones comme la Belgique, la Suisse, le Luxembourg et même le Canada.

Enfin, "Paradize" est récompensé aux Victoires de la Musique 2003, Meilleur album Pop Rock de l'année. Le groupe reprend alors la route pour une nouvelle tournée en 2003 qui se conclue par un concert dans l'immense salle de Paris Bercy, le 3 juin.

Durant l'été, Nicola Sirkis, le chanteur du groupe inaugure la première édition du X Festival, où Indochine s'aligne sur la même scène que d'autres groupes de rock comme Dolly, Mass Hysteria, Aqmé, Hoggboy, Mickey 3D et les Wampas. Ensemble, ils sillonnent l'Europe.

A la fin de l'été Indochine rentre en studio pour préparer un album live. Celui-ci est un double album qui sort en janvier 2004 sous le titre de "3.6.3", en référence à la date du concert de Bercy. Le succès est immédiat, le disque entre directement en tête des ventes. Deux mois plus tard, le DVD "Paradize show" paraît et regroupe six heures d'images de concerts et de reportages. Pour fêter ce succès, le groupe se produit le 24 janvier à Bruxelles (à 18h) puis à Paris (à 23h) dans deux salles combles.

2005 : "Alice & June"

A partir de mars, il commence à élaborer son dixième album. Enregistré entre juin 2004 et avril 2005, "Alice & June" est le premier double album d'Indochine, qui n'a pas choisi la voie la plus facile pour l'opus qui succède à l'énorme et salvateur "Paradize". Inspiré de "Alice au Pays des merveilles" de Lewis Carroll, "Alice & June" retrace le parcours de deux jeunes filles dans un univers étrange qui vire quelque fois au cauchemar. Emprunt d'un mal-être tout adolescent, quelque fois au bord du malaise, cet album sombre est aussi très rock. Entièrement produit par Oli de Sat, qui a rejoint le groupe en 1999, "Alice & June" accueille en son sein Didier Wampas pour "Harry Poppers" et Brian Molko, le leader de Placebo, sur "Pink Water".

Aux premières semaines de décembre, Indochine organise quatre "concerts secrets" entre Paris et Bruxelles pour présenter les nouveaux morceaux au public avant la sortie du disque, le 19 décembre.

Et ce jour de décembre tant attendu par les fans du groupe, arrive. "Alice et June" sort dans les bacs. L'album connaît tout de suite un grand succès en France et dans les pays européens dans lesquels il paraît. Le premier extrait "Alice et June" remporte en janvier la deuxième place du palmarès international des chansons francophones les plus jouées dans le monde.

Le 19 mars, à Marseille, débute le "Alice et June Tour". Une grande tournée en France, en Belgique et en Suisse qui est prévue pour durer jusqu'en mars 2007 avec une date exceptionnelle, dans un lieu mystère, le 06 juin 2006... pour la symbolique du fameux 666 !

En avril, Nicola Sirkis et son groupe passent par le Printemps de Bourges avant d'investir le théâtre Mogador, à Paris, du 27 au 31 mars. Le groupe est pressenti pour faire la première partie des Rolling Stones lors de leur concert parisien du 3 avril mais finalement refuse, le prix trop élevé du billet ne correspondant pas à l'éthique du groupe.

Petit à petit, la fameuse date "666" approche et le groupe dévoile la destination mystère de son show exceptionnel. Il s'agit ...du Vietnam ! Indochine célèbre ses 25 ans sur la scène de l'opéra de Hanoi, la copie conforme de l'Opéra Garnier de Paris, en compagnie d'un orchestre d'une cinquantaine de musiciens, les 6 et 7 juin.

Après l'Asie, c'est le Canada où les Francofolies de Montréal attendent le groupe pour un concert le soir du 17 juin. Un passage très attendu mais rapide au festival rock des Terre-Neuvas, en Bretagne, et Indochine participe, le 9 juillet, à la première édition du festival électro-rock "Les Ardentes" de Liège, en Belgique, en tant que tête d'affiche. Le 18 juillet, le groupe joue sur la scène des Francofolies de La Rochelle.

Les billets de la tournée "Alice et June" se vendent à une vitesse folle : le concert du 7 décembre prévu à Paris-Bercy est déjà complète et une date de plus est ajoutée. Un véritable succès pour cette tournée qui pourrait être la dernière du groupe.


Groupe phare des années 80 avec ses refrains obsédants et ses rythmiques sautillantes, Indochine reste d'autant plus dans la mémoire de toute une génération que près de 25 ans après ses débuts, le groupe a retrouvé le succès des années 80, a su se renouveler et dépasser les diverses secousses d'une carrière en dents de scie.

# Posté le mardi 04 décembre 2007 08:26

Modifié le mercredi 29 avril 2009 09:00

Aneka - Japanese Boy

Elle enregistre un album éponyme produit par Neil Ross d'où sont tirés 4 singles “Japanese boy”, “Little Lady” , “Ohh Shoby doo doo lang” et “I was free”. Bobby Heatlie écrit les chansons de cet album. L'album est un succès en Angleterre, en Belgique, en Suède, en Suisse ainsi qu'en Allemagne et en France. Si les 45 tours “Japanese boy” et "Little Lady" sont des succès, l'album ainsi que les 45 tours suivants restent discrets sur le territoire français. Les deux premiers 45 tours édités en 1981 “Japanese boy” et “Little Lady” se retrouvent sur l'album. Pour ces deux premiers singles, deux Maxi-45 tours ont été pressés. Leurs faces B, "Ae fond kiss" et "Chasing dreams" ne seront pas repris sur l'album.

Février 1982 sort un nouveau single 45 tours “Ohh Shooby doo doo lang”, troisième extrait de l'album.

La même année est édité également “Alister Mc Coll”, un titre inédit de l'album que l'on retrouve sur le CD bootleg. La face B est un extrait de l'album “I was free”. D'ailleurs le pressage français du 45 tours indique “Extrait de l'album”.

Ultérieurement, le 45 tours est réédité, cete fois avec “I was free” en face A, et “Alister Mc Coll” en face B. Toujours aucune information sur un éventuel Maxi-45 tours.

1983 - Deux 45 tours paraissent. “Heart to beat” et “Rose, Rose I love you”. Deux titres inédits de l'album, tout comme leur face B respective “Starshine” et “My Johnny” (Kneels and kisses me”).

# Posté le mardi 04 décembre 2007 08:40

Modifié le mercredi 29 avril 2009 09:01

Georges Brassens - Chanson pour L'Auvergnat

Georges Brassens, est né le 22 octobre 1921 à Sète (Hérault) et décédé à Saint-Gély-du-Fesc le 29 octobre 1981. Auteur-compositeur-interprète français, il marqua de son empreinte la chanson française.

George Brassens est né à Sète le 22 octobre 1921. Ses parents férus de musique lui font découvrir ce plaisir de la vie. Au même moment, George découvre la poésie dans le cours d'Alphonse Bonnafé, son professeur de lettres au collège de Sète. Des auteurs comme Ray Ventura, Trénet, Django Reinhardt, Baudelaire, Villon, Verlaine, Mallarmé, Hugo, sont pour lui autant de sources d'inspiration.

A l'age de 20ans, il décide de monter sur Paris mais en 1940, la guerre éclate. Et sous l'occupation, il est réquisitionné pour le STO (Service du travail obligatoire) et doit se rendre à Basdorf en Allemagne. Il y rencontre son assistant et ami de toujours Pierre Onténiente. A la fin de la guerre, il se cache chez Madame Jeanne au 9, impasse Florimont, sans gaz, sans eau ni électricité. Brassens y restera vingt-deux ans.

Le 8 mars 1952, il rencontre Patachou, qui tient un cabaret en vogue, sur la butte Montmartre. Depuis quelques temps, le jeune Brassens fait le tour des cabarets parisiens pour soumettre ses chansons à d'autres interprètes car il a un trac fou sur scène. Mais Patachou insiste. Et c'est en ce mois de mars 1952 que George Brassens fait ses vrais débuts, accompagné de son contrebassiste Pierre Nicolas dont il ne se séparera plus.

Jacques Cannetti, lui permet alors d'enregistrer quatre 78 tours chez Polydor. C'est la fin de la galère. Il multiplie les contrats et fait chaque soir le tour des cabarets. Les années 50 permettent à Brassens d'accéder au succès. Bon vivant, il aime réunir ces amis autour de grandes tablées. On pouvait notamment y croiser Lino Ventura, Jacques Brel, Boby Lapointe ou encore Raymond Devos. Il obtient le grand prix de poésie de l'Académie française en 1967.

Le 6 janvier 1969, à l'initiative du magazine Rock & Folk et de la radio RTL, Georges Brassens participe à un entretien historique avec Léo Ferré et Jacques Brel, deux géants de la chanson française.

De son vivant Brassens publie une douzaine d'albums : La Mauvaise Réputation (1953), Les Amoureux des bancs publics (1954), Chanson pour l'Auvergnat (1955), Je me suis fait tout petit (1957), Le Pornographe (1958), Le Mécréant (1960), Les Trompettes de la renommée (1961), Les Copains d'abord (1964), Supplique pour être enterré à la plage de Sète (1966), La Religieuse (1969), Fernande (1970), Don Juan (1976).

Il décède d'un cancer le 29 octobre 1981 à Saint-Gély-du-Fesc tout près de Sète sa ville natale.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 04 décembre 2007 08:57

Modifié le samedi 10 octobre 2009 10:59

Rita Mitsouko - C'est Comme Ca - Champs Elysées 18/4/87

Catherine Ringer et Frédéric Chichin forment le très célèbre groupe des Rita Mitsouko qui bat des records de longévité puisqu'il existe depuis les années 80. Ils marquent le paysage rock français par leur originalité tant musicale que vestimentaire, leur anti-conformisme et par un heureux mélange des genres.

Leur véritable succès auprès du grand public démarre avec C'est comme ça de l'album The no comprendo (1986). A son tour Marcia baila tiré de leur album éponyme, sur lequel ils jouent tous les 2 tous les instruments, fait des Rita Mitsouko de vraies stars.

Après plusieurs années de relatif silence, pendant lesquels leurs fans ont quand même pu se consoler avec un album acoustique (1996), les Rita Mitsouko reviennent en force, égaux à eux-mêmes et sans avoir pris une ride, avec un album intitulé Cool Frénésie (2000). En 2002, ils sortent La Femme Trombone. Moins excentrique que par le passé, ils s'inspirent du trip-hop qu'ils mélangent à leur sauce pop-rock .

La voix de Catherine si particulière y est très présente et, pour ses fans, elle est aussi en 2002-2003 l'actrice principale de la Comédie Musicale Concha Bonita d'Alfredo Arias.

Dès la fin de l'année 2005, les Rita Mitsouko se remettent à la composition. Très rapidement un album prend forme. L'idée de départ est de faire un album pour l'international. Catherine part à Londres pour travailler avec le parolier Barry Reynolds, et ainsi la plupart des chansons sont d'abord écrites en anglais. Ce sont donc deux albums qui verront le jour en 2007 : Variety en anglais et Variéty en français.

Fred Chichin, le guitariste du duo est malheureusement décédé le mercredi 28 novembre 2007 à l'âge de 53 ans, des suites d'un cancer fulgurant. Il a été inhumé le jeudi 6 décembre 2007 au cimetière Montmartre à Paris.

# Posté le vendredi 14 décembre 2007 09:21

Modifié le vendredi 11 septembre 2009 06:15

Kiss -- I was made for loving you

En musique, question maquillage ce n'est pas ce qui manque surtout dans le domaine du gothique. Tu as du faux-gothique version Milène Farmer, du gothique-heavy metal avec Iron Maiden, du gothique-kitsch façon Rocky Horror Picture Show, du gothique-pas gothique avec Michael Jackson dans Thriller, tu as du gothique-noisy avec Marilyn Manson, etc.

Cependant, ne vas pas croire que le fond de teint et que les paillettes soient exclusivement réservés a des châtelains déchus qui sortent la nuit. La pop a eu son rimmel avec Ziggy Stardust (Bowie), la « j'sais pas quoi » a eu son talc avec Culture Club, le punk son rouge à lèvres avec les enragés de New York Dolls, le rock'n roll a eu son fard à paupières avec les Rolling Stones et Alice Cooper. Pourtant, malgré tout ça, personne n'a réussi à arriver à la cheville de Kiss (c'est le cas de le dire vu leurs moon boots), groupe qui a su introduire dans le hard rock le disco et le glamour.

Kiss c'est du « glam disco hard rock » à l'état pur, c'est à dire du ringard mais qui s'assume tel quel et de fait construit une sorte de mythologie avec sa persévérance. Cette persévérance ringarde n'est pas donnée à tout le monde. Gold a essayé en 1988 avec leur album « Au-delà du Rideau », les Forbans en 82 avec « Danse », Duran Duran avec eux-mêmes et Europe avec « The Final Countdown » (qui sera repris à toutes les sauces lors des campagnes présidentielles) : personne n'a réussi a égaler le nombre de disques d'or détenu par Kiss, personne à part peut-être les Beatles.

Le maquillage commence à New-York, le 30 janvier 1973, quand Gene Simmons (basse et chant), Paul Stanley (guitare et chant), Peter Criss (batterie) et Paul Frehley (guitare) donnent leur premier concert dans le Queens, dans un petit club, le Popcorn. Il faut croire que le maïs a pris vu qu'ils entrent aux studios Bell Sound quelques mois plus tard et en ressortent le 18 février 1974 avec un premier album éponyme signé chez Casablanca (qui deviendra le plus gros label de disco). Sur la pochette, le groupe est déjà maquillé et ne quittera plus ses masques démoniaques. Ils s'envolent pour Los-Angeles et n'ont même pas le temps de faire peur aux passagers que déjà ils sortent leur deuxième album : Hotter Than Hell. Celui-ci fait un bon flop dans les cavernes de l'enfer.

Il faudra attendre 1975 et leur Dressed to Kill pour comprendre de quel bois ils se chauffent : « C'mon and Love Me » et « Rock'n Roll all Nite » font un malheur à la radio et le « mythe » Kiss peut enflammer les planches !

Ainsi, pendant leurs concerts, Simmons se fait connaître en crachant du sang ou du feu sur le public (ça dépend de ses humeurs), Frehley en tirant des boules de lumières avec sa guitare, Criss pour monter dans les airs avec sa batterie et Stanley pour marcher avec ses bottes de drag queen. C'est chaud les marrons ! Après, ils enregistrent disque sur disque sur disque, un vrai mitraillage de disco hard FM à tendance laser 2000 ! En 1978, ils tournent dans une série Z produite par Hanna-Barbera (oui celle des dessins animés ! ) qui s'appelle "Kiss Contre les Fantômes" et les éditions Marvel (X-Men, Spiderman, Iron Man) leur proposent même de les transformer en comics. Ce sera chose faite avec la (récente) série des « Kiss : Psycho Circus ». A ce sujet, la légende raconte que pour leur premier comics couleurs, en 1977, les musiciens ont donné leur sang pour l'encre rouge ! Après le groupe monte en crescendo question produits dérivés, tee shirts, figurines (conçues par McFarlane) , merchandising, etc. et atteignent le nirvana avec le titre "I Was Made for loving you" que passeront tous les juke box du paradis.

# Posté le vendredi 21 décembre 2007 08:05

Modifié le mercredi 29 avril 2009 09:01

Queen : Another One Bites The Dust (live)

On dirait du rock mais en plus « opéra prétentieux », ça a la couleur du hard mais en plus doux, la saveur du glam rock mais en moins lascif, la consistance du heavy metal mais en moins « sombre » et en plus nerveux, les envolées du rock progressif mais en moins hippie mais c'est quoi alors ? C'est Queen.

Voilà donc Queen, le premier groupe d'arena rock, qui, l'instar de Journey (groupe américain que tu connais inconsciemment via le titre Any Way You Want It) propose une musique très « FM stéréo » où piano, synthétiseur, vocalises baroques et ch½urs classiques se mélangent à des rythmiques basiques et à des guitares électriques le tout rehaussé par des prestations scéniques monumentales et historiques. A la base, le groupe s'appelait Smile et était composé de Brian May à la guitare (qui a bien failli obtenir un diplôme universitaire en astronomie), de Roger Taylor à la batterie (qui avait répondu à une petite annonce « groupe de musique cherche batteur à la Mitch Mitchell ») et du chanteur-bassiste Tim Staffell. Ce dernier, propose à son colocataire un certain Freddy Mercury (de son vrai nom Farrokh Bulsara) de les rejoindre et dévergonde John Deacon pour jouer de la basse. Le « sourire » devient « reine » et nous sommes en 1971.

Leur premier disque « Queen » sort en 1973 avec des titres comme « Keep Yourself Alive » ou encore « Seven Seas of Rhye ». De ce premier album, Brian May dira : « il s'est vendu relativement bien sur une assez longue période et a coïncidé avec notre envie de casser le concept de « concert ». En tant que groupe nous étions déjà matures et avions déjà notre public, cela bien avant que la presse ne nous tombe dessus. Je pense qu'il nous a permis de bien nous préparer pour la suite. »

L'album Queen II qui sortira en 74 ne fera que consolider son public mais c'est avec leur troisième album, Sheer Heart Attack sorti dans la foulée, que les portes du succès vont s'ouvrir. En mélangeant music hall anglais, heavy metal, ballades et musique caribéenne, Queen va produire “sa” musique, enfin. C'est aussi cette même année que Freddy Mercury avouera son homosexualité, plus exactement dans le magazine NME. A la question d'un journaliste qui lui demandera s'il est gay, Freddy Mercury répondra en souriant « mais je suis aussi gay qu'une jonquille, chéri ! ». A la suite de quoi, il deviendra pour les homos (sans le vouloir vraiment) un porte-parole, provoquant et arrogant, pour les hétéros un chanteur glamour à la suite d'un Bowie ou d'un Mick Jagger (quoique en plus « Village People » quand même). Pourtant, même si le groupe a son public, il a bien du mal à se départir d'un je-ne-sais-quoi à la Led Zeppelin. Ainsi, leur quatrième album de 1975, A Night at the Opera (en hommage à un film des Marx Brothers) est considéré par beaucoup de fans comme le « Queen Led Zeppelin IV » ! C'est dans ce disque que tu trouveras le fameux tube « Bohemian Rhapsody » qui est resté plus de neuf semaines à la tête des hits parades anglais et qui a été élue récemment « l'une des plus belles chansons du monde » !

1976, retour en studio. Queen y enregistre son 5e album, A Day at the Races (mais pourquoi un tel blocage sur les titres des films des Frères Marx ?) qui est, plus ou moins, une répétition du précédent album. La même année, ils donnent un concert à Hyde Park et s'assurent la fidélité de leur public : 180 000 personnes y assistent ! News of the World sort l'année d'après et inaugure un enchaînement impressionnant. De 1977 à la mort de Freddy Mercury, Queen sort pratiquement un disque par an ! C'est pratiquement du jamais vu !

# Posté le vendredi 21 décembre 2007 08:16

Modifié le mercredi 29 avril 2009 09:01

The Buggles - Video Killed The Radio Star

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 21 décembre 2007 08:30

Modifié le samedi 10 octobre 2009 11:02